À la une En ville

Samedi 1er juillet
/ La rue était à eux

Cinq collectifs d’habitants du centre-ville sont à l’origine de la déambulation joyeuse et colorée dans la rue de la République et ses abords, avec la participation de sept accueils de loisirs.

Des bataillons de pâquerettes et de tournesols, d’abeilles et de coccinelles, mais aussi de carottes, de poireaux et d’ananas paradant au rythme de la samba. Il n’en fallait pas moins pour s’emparer du pavé dionysien, l’extraire à l’emprise d’une pègre qui y favorise saleté et insécurité. C’était l’ambition, au moins pour quelques heures, des cinq collectifs d’habitants du centre-ville à l’origine de « Rues pour tous », le samedi 1er juillet, dans la rue de la République et ses abords. Organisée avec l’appui de la Ville, cette déambulation avait été préparée avec les sept accueils de loisirs de l’hyper-centre dionysien (1) et leurs jeunes troupes aux multiples couleurs. Fleurs, insectes ou légumes, les travestissements des quelque 200 enfants – sur près de 350 personnes – ont composé ce jour-là plus qu’un joli spectacle. Ils étaient à l’image de ce qui fonde l’existence même des cinq collectifs d’habitants, les plantations et le jardinage pour outils de reconquête. La nature en ville comme espace où (re)nouer des liens que mettent à mal la résignation, le défaitisme.

Des bouts de verdure apparus depuis bientôt deux ans

Avant de cheminer ensemble, les deux cortèges étaient partis l’un de l’école Jules-Guesde, l’autre de l’école Jean-Vilar, pour des haltes qui étaient mises en spectacle par la compagnie Sirène à chacun de ces bouts de verdure apparus depuis bientôt deux ans au coin de quelques rues. La première initiative pour reconquérir un espace de voisinage émanant de l’association Bonjour Voisins CopBillon. C’était après l’assaut du Raid en novembre 2015 contre l’immeuble abritant les terroristes du Bataclan, dans une rue du Corbillon meurtrie et qu’éreintait déjà l’économie du deal. Compagnonnage insolite à cette marche, les militantes de Trico-partage l’avaient jalonnée au préalable de fleurs crochetées et de carrés tricotés, comme autant de touches multicolores pour amadouer poteaux ou palissades de chantier.

Rejointe par deux adjointes au maire, Jaklin Pavilla, déléguée au Grand centre-ville, et Fabienne Soulas, notamment en charge de l’enfance, la déambulation allait se conclure au Jardin Haguette, le plus grand de ces jardins partagés. Le plus menacé aussi. Le chantier de construction de l’immeuble de la CAPS projeté sur la parcelle devrait démarrer dès la fin de l’année, à une échéance beaucoup plus courte qu’il n’était prévu. Et pour l’heure sans solution de rechange pour le collectif qui s’y investit depuis un an et demi.

(1) Accueils de loisirs Jules-Guesde, Corbillon, l’Estrée, Puy-Pensot, Daniel-Sorano, Jules-Vallès et Jean-Vilar.

TRICOT D'ÉTÉ

Avec aiguilles ou crochets, « n’hésitez pas à venir partager quelques mailles avec nous. Le tricot, c’est le fil participatif ! ». L’invitation est lancée par les instigatrices du Trico-partage d’été qui fera halte chaque samedi en différents lieux. Rendez-vous est donné à 14h, le 8 juillet à la Maison jaune (dalle de l’îlot 8), le 15 au parc de la Légion-d’honneur, le 22 au jardin Pierre-de-Montreuil et le 29 sur le parvis de la basilique. Les rendez-vous d’août se tiennent également le samedi à 14h, le 5 à la Maison jaune, le 12 au parc de la Légion-d’honneur et le 26 sur le parvis de la basilique.


Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
ATTENTION : Afin d'éviter les abus, les réactions sont modérées 'a priori'. De ce fait, votre réaction n'apparaîtra que lorsqu'un modérateur l'aura validée. Merci de votre compréhension.
CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.