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Quartier Gare
/ La requalification va bon train

Avant la prochaine ouverture de deux résidences étudiantes, un chantier a été lancé fin décembre pour un immeuble de logements en accession. Et d’autres suivront dans ce secteur Brise-Échalas en pleine transformation.
Quartier de la gare, comme ailleurs en centre-ville, le logement insalubre recule
Quartier de la gare, comme ailleurs en centre-ville, le logement insalubre recule

Trois immeubles pour composer depuis la gare SNCF une nouvelle entrée de ville. L’image réalisée voilà deux ans par un cabinet d’architecte avait l’air d’une pure fiction tant elle tranchait avec la mine délabrée du quartier. Mais aujourd’hui, au carrefour de quatre rues, où se croisent trams T1 et T8, un seul de ces immeubles manque encore à l’appel. C’est un programme de 21 logements en accession dont Icade, le promoteur, a lancé le chantier à la fin décembre. Situé à l’intersection des rues Auguste-Delaune et Saint-Clément, il sera constitué de deux bâtiments, l’un de cinq étages et l’autre de quatre, dont la livraison est prévue dans un an. Jean-Thibaud Bernard, son architecte, n’est pas un nouveau venu dans le quartier puisqu’il a déjà conçu pour Plaine Commune Habitat l’immeuble à structure bois du 10, rue Dezobry. C’était en 2015 l’un des premiers inscrits au bilan du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), dont bénéficie aussi, mais dans une moindre mesure, le secteur de la Porte de Paris.

Aménageur missionné par Plaine Commune, la Soreqa aura travaillé dans ce quartier Brise-Échalas au montage d’une dizaine de programmes immobiliers. Outre l’immeuble Icade, citons pour les plus récents les deux résidences tout juste achevées qui en encadrent le chantier. Promoteur et bailleur, Espacil s’apprête à y accueillir début février quelque 70 étudiants (au 22, rue Saint-Clément) et une quarantaine de jeunes actifs (au 32, rue Ernest-Renan). Quant aux chantiers à venir dans le quartier, tous porteront sur des programmes en accession, à l’image du 19 rue Dezobry, où sont projetés 18 logements réhabilités dans l’immeuble sur rue et la construction côté cour d’un petit bâtiment qui devrait en compter 12. Moins avancé, un programme de 28 logements est prévu aux 11-13 rue Dezobry.

Reste le projet le plus complexe à mettre en œuvre, insérés entre les rues Dezobry et Viollet-Le-Duc, avec ses 50 logements. Dans cette rue à l’arrière de l’église de l’Estrée, avaient été projetées une opération neuve (aux 7-9) et une réhabilitation (aux 3-5) qui allait s’avérer infaisable, compte tenu de l’état de la bâtisse, squattée depuis des années. Autre parcelle mise à profit pour cette opération, celle du 14 rue Dezobry, où sera fait table rase de l’ancien garage acquis en 2006 par Karine Saporta. La chorégraphe n’ayant pu décrocher les financements espérés pour ouvrir là une école de danse. Dernière pièce à ce puzzle, et pour raccorder en cœur d’îlot cet ensemble, un terrain sur cour a été acquis par la Soreqa auprès d’une copropriété de la rue Dezobry.

Marylène Lenfant

Réactions

Les vendeurs de brochettes de la gare font-ils partie de la "requalification" de l'entrée de ville ?
Les bureaux de tabac de la place de la gare seront toujours d actualité ?
Où sont les arbres et autres végétaux ? Requalification "tout et encore tout béton ?" Où sont les vendeurs à la sauvette ? Il y en a plus de 15 tous les jours ? Fumées toxiques assurées de 12h à 23h en continue ! Requalifions en effet. Navrés que le vieux garage de la rue DEZOBRY fait de brique, magnifique vestige patrimonial de l'ère industrielle de Saint-Denis disparaisse. Dommage que nos bétonneurs locaux et séculaires n'y aient trouvés l'idée certes anti-capitaliste, d'un FINANCEMENT PARTICIPATIF en plus d'un investissement haut en culture pour tous ! N"est pas de Gauche qui se présente comme tel. Bientôt la Briche ? Nous avions 11 millions d'euros pour un lieu magnifique dédié à la danse... voire 80 000 de plus.
c'est vrai qu'il manque d'espaces verts et que tout ce qui a fait la ville disparaisse on verra le résultat
Bonjour. @Lorient. Il faut utiliser les éléments de langage municipaux. On ne parle plus d'espaces verts (coûteux à entretenir et on ne peut rien construire dessus pendant des années). On parle de végétalisation.... Des termes vident de sens. Ce qui permets de donner le change face aux contradicteurs. Pour eux, des plantes aux milieux du béton, ça passe comme un espace vert. Il faut juste remettre les choses dans leur contexte. Le cadre de vie n'est pas une priorité pour les élus.... Ils sont dans l'idéologie et ils sont les œillères qui vont avec. Ils sont plus prompts à défendre un obscur prof de Suger que d'assister à la remise des diplômes des lycéens. Les habitants ne sont qu'une variables d'ajustements...
oui que fait la ville avec vendeur de brochette cigarette carte téléphoné came trafic a quand la ouverture du poste police ?

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