En ville

Centre-ville
/ La rénovation se précise

Démolir l’hôtel Campanile et agrandir le cinéma l’Écran, ce sera le chantier prioritaire, comme l’ont expliqué élus et techniciens en réunion publique le 21 mars.
"Résidentialiser" ou non la dalle de l'îlot 8 au profit de ses seuls habitants, la question n'est pas encore tranchée.
"Résidentialiser" ou non la dalle de l'îlot 8 au profit de ses seuls habitants, la question n'est pas encore tranchée.

Édifié dans les années 80, le centre-ville Basilique est au nombre des 200 quartiers NPNRU, Nouveau programme national de rénovation urbaine, dont la liste était arrêtée en décembre 2014. Avec les quelque 20 millions d’euros alloués par l’État pour chacun des quartiers, quels projets financer en priorité pour améliorer cet hyper-centre dionysien? La concertation, lancée en septembre 2016, s’est poursuivie de réunions publiques en ateliers de réflexion, autour des propositions avancées par la Ville. Parmi celles-là, le réaménagement de l’espace public avec la démolition de l’hôtel Campanile et l’agrandissement du cinéma l’Écran, fait aujourd’hui consensus. Et se trouve ainsi validé comme chantier prioritaire, ainsi que l’ont expliqué élus et techniciens (1), lors d’une nouvelle réunion publique, le mardi 21 mars, à l’hôtel de ville, en présence d’une centaine de personnes.

Des négociations "serrées" avec le groupe Axa

Les négociations, préalables à la déclaration d’utilité publique pour lancer les travaux « fin 2018, début 2019 », sont en passe d’aboutir pour une relocalisation à la Porte de Paris du Campanile et de l’Office franco-québecois de la jeunesse, hébergé dans le même bâtiment. Restent les trois boutiques pour lesquelles un accord est à trouver avec l’unique propriétaire.Projet plus complexe, l’indispensable rénovation du centre commercial Basilique fait l’objet d’une « négociation serrée » avec le groupe Axa « qui avait l’intention de vendre. Après l’avoir géré vingt-cinq ans sans y mettre beaucoup d’argent, c’est trop facile », s’exclamait Stéphane Peu, adjoint à l’urbanisme en charge du NPNRU, pour qui Axa ne saurait se désengager en limitant son investissement aux travaux en cours pour la réfection des verrières et l’étanchéité. La remise en état qui s’impose devra s’accompagner d’un « effort sur le prix des loyers » pour attirer de nouvelles enseignes, ajoutait l’élu.

Le dossier remis à l'ANRU en fin d'année

Autre proposition de la Ville, mais critiquée celle-là pour les 17 logements qui y seront sacrifiés, la démolition d’une pointe de l’îlot 8, pour ouvrir la place du Caquet vers la station de tramway Basilique « est seulement une hypothèse », assurait M. Peu. « On verra ensemble si on la retient ou pas », en fonction des hypothèses des urbanistes pour en évaluer les coûts et les bénéfices. Quant à l’opportunité, enfin, de « résidentialiser » la dalle de l’îlot 8 au profit de ses seuls résidents, la proposition allait faire l’objet de trois tables rondes, où les avis demeuraient très partagés. La remise du dossier à l’Agence nationale de rénovation urbaine est prévue à la fin de l’année.

 

(1) Signalons au côté de S. Peu, la première adjointe, déléguée au Grand centre ville Jaklin Pavilla et l’architecte urbaniste Bruno Fortier. 

 

 

 

 

Réactions

Quelle drôle d'idée de détruire l'hôtel Campanile .... Ce bâtiment tout en rondeur et pas le plus moche du quartier avait à mon sens deux intérêts : - Cacher l'affreuse façade du bâtiment qui héberge le cinéma l'écran. Une refonte complète de cette façade est-elle prévue ? Sinon, on aura certes une nouvelle place mais avec une grosse verrue. Pas certain que ce soit plus agréable. - Avoir un hôtel en plein centre ville de Saint Denis (Bon, sous réserve d'une reprise en main par une chaine digne de ce nom ce qui n'est pas le cas actuellement) susceptible d'apporter une population un peu différente à ce centre ville qui vienne animer de temps à autres les bars de la place de la Basilique. Reconstruire l'hôtel Porte de Paris, c'est reléguer les touristes à l'entrée du centre ville. Compte tenu de l'état de la rue Gabriel Péri, pas certains qu'ils veuillent s'aventurer vers la basilique pour prendre un verre le soir. Un peu moins de clientèle potentielle pour les rares resto/brasserrie de centre ville ouverts tard le soir (Rialto, Basilic, Mets du Roy, Arts...). Un peu moins de diversité, un peu plus de sentiment d'entre soi et d'enclavement ? Par ailleurs, on parle de consensus sur ce projet de démolition (méthode Coué ? combien de personnes interrogées ?) car apparemment, vu les banderoles installées ces derniers jours, ce n'est pas l'avis des commerçants.
Détruire ce centre-ville immonde architecturalement parlant est une bonne chose. Mais que vont devenir les commerçants qui vont être expropries? Pourquoi il n'y a pas de concertation bien en amont ? Va-t-il y avoir du béton ou un espace vert? Beaucoup de questions sans réponse
@Houari Guermat Il ne faut pas dire Béton... Mais environnement très minérale. C'est mon petit rappel aux éléments de langage municipaux. Ce centre ville ultra bétonné, héritage des grands ensembles des années 80, doit changer et surtout se désenclaver. On a un énorme monolithe gris, ce n'est pas le seul, qui défigure la ville. Le problème des grands îlots comme ceux du centre ville, c'est qu'il manque de rues adjacentes. Il serait souhaitable d'avoir des espaces de circulation. Y compris automobile. Le baron Hausmann l'avait bien fait dans Paris (j'ai été voir son expo à Paris). Des grands artères et plusieurs petites rues adjacentes pour la circulation, des gens. Ce qui a été fait au 19ème siècle est une solution d'avenir. Les petits ilots permettent d'avoir une structure d'habitation correcte. Que les soutiens de la municipalité ne me disent pas que je vis dans le passé, la municipalité a rénové l'immeuble Coignet... Il faut peut être regardé en arrière voir ce qui a marché et ce qui n'a pas marché. La deuxième partie est trop souvent oublié par nos décideurs.
@azzedine. Jamais la municipalité ne fera de petits ensembles ou arrêtera de bétonner la ville. C'est malheureusement idéologique. Ce sont les rois du béton. Maintenant, se servir de leurs erreurs passées pour ne plus en faire est impossible. Le meilleur exemple est l'échec de la pietonnisation. La municipalité ne veut pas la réduire ou la modifier ou la reetudier. On a détruit le commerce local, des attroupements de dealers, toxicos, vendeurs à la sauvette, prostitués, pick pockets... Ont pris la place des voitures et pourtant, les travaux de la place de la résistance montrent que c'est plus fort qu'eux. Il faut bétonner, bétonner et bétonner
Macron va tout détruire ce centre ville labyrinthe horrible et il va laisser seulement le carrefour et des espaces verts et tout les habitants qui y vivaient seront relogés à Neuilly

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