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Agriculture urbaine
/ La ferme s’ouvre sur la ville

Beau succès populaire pour l'ouverture de la Ferme urbaine de Saint-Denis, samedi 19 mai. Le site peut poursuivre son développement sereinement.
Les anciennes terres maraîchères de René Kersanté s'ouvrent aux habitants avec la Ferme urbaine
Les anciennes terres maraîchères de René Kersanté s'ouvrent aux habitants avec la Ferme urbaine

A ceux qui se plaignent, parfois à juste titre, d’un bétonnage en règle de la région parisienne, la Ferme urbaine apporte une réponse éclatante. Avec ce projet, la ville de Saint-Denis a non seulement su préserver quatre hectares de terres agricoles en première couronne, mais les a en plus rendus aux Dionysiens, qui en ont largement profité à l’occasion de l’ouverture officielle samedi 19 mai. « On connaissait les salades de Kersanté, témoigne ce couple avec enfant du quartier de la mutualité rencontré sous une serre de Zone sensible. Mais là c’est super que ce soit ouvert au public. » « Il y a une vraie attente des habitants, constate tout heureux Patrick Vassalo, maire-adjoint à la nature en ville. Pour la municipalité c’est l’aboutissement d’années de bataille, depuis l’achat de ces terres dans les années 1970 à leur sanctuarisation dans le Plans local d’urbanisme, pour en faire un terrain inconstructible. A ce stade les projets développés par le Parti poétique et les Fermes de Gally correspondent exactement à ce que l’on attendait en termes agricole et pédagogique. Il y a une vraie diversification des activités et la ferme est ouverte sur les alentours. » La ferme ce serait mieux qu’avant donc ? On a posé la question à René Kersanté, maraîcher retraité et ancien maître des lieux. « Je ne pensais pas qu’ils allaient investir autant, mais c’était nécessaire en effet. De mon temps tout le monde était le bienvenu, mais c’est sûr que c’est bien pour les gens et les écoliers de Saint-Denis d’avoir un lieu comme ça en pleine ville. Bon ça manque quand même peut-être encore un peu d’arbres pour se mettre à l’ombre (sourire). »

 Atelier Jus de pomme d’un côté, ciné en plein air de l’autre

Si tout n’est pas terminé, un an après leur installation, les Fermes de Gally (La ferme ouverte) et le Parti Poétique (Zone sensible), partenaires dans la gestion du site, ont déjà sacrément avancé et se projettent confiants vers l’avenir. « Les travaux de rénovation de la grange sont en cours, explique Souzanah, dionysienne, ingénieure en stage de fin d’étude aux Fermes de Gally, dont la mission est de vérifier que le projet développé correspond bien aux attentes de la population. On y installera un atelier de fabrication de pain et de jus de pomme et on y présentera l’histoire des outils agricoles. Côté production, 2,2 hectares sont en culture avec en ce moment des navets, des salades, des radis, des oignons, des choux de Bruxelles, etc. La vente directe se fera dans un magasin sur l’avenue Stalingrad dans les prochaines semaines et au marché de Saint-Denis à partir de septembre. » Pour Zone sensible, septembre sera le mois du festival de cinéma en plein air à la Ferme. Mais l’offre culturelle, entièrement gratuite démarre dès ce printemps. « Dès juin nous allons commencer à recevoir des scolaires les mercredis et jeudis, explique Jean-Philiippe référent Zone sensible pour le Parti poétique. Et dès le 26 mai, chaque samedi nous allons proposer des journées culturelles, pour tous les âges, car notre ambition est de mêler, agriculture, culture et nourriture. » A ce propos, en attendant l’ouverture en 2020 de l’académie de cuisine royale et locale au Franc-Moisin, Zone sensible fourni en légumes les restaurants parisiens du grand chef Alain Ducasse mais aussi O Grand Breton à Saint-Denis, sans oublier la vente directe qui va reprendre en juin, à la Ferme urbaine ou en réservant son panier via l’office de tourisme. A Saint-Denis en ce mois de mai ensoleillé, le bonheur est dans le pré.

Yann Lalande

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