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Le Cirque du Vent
/ La crèche a du plomb dans l’aide

La crèche parentale pourrait disparaître si la CAF, son principal financeur, persiste à refuser d’en échelonner la dette qui correspond à un trop-perçu consécutif à un nouveau calcul des aides.
La crèche ouverte en janvier 2008 dans une ancienne boutique de la place Parmentier.
La crèche ouverte en janvier 2008 dans une ancienne boutique de la place Parmentier.

Première crèche parentale à Saint-Denis, le Cirque du Vent a ouvert en janvier 2008 dans le quartier Parmentier. Des nourrissons de 6 mois aux bambins de 3 ans, elle accueille vingt enfants, sous la pleine et entière responsabilité des parents qui assurent la gestion et l’organisation de la structure. Depuis dix ans, tout y fonctionnait pour le mieux, dans des espaces de 230 m2 qu’ils ont eux même travaillé à rénover, remodeler et à mettre aux normes notamment pour les enfants handicapés. C’était en 2016. Mais aujourd’hui, ces parents sont confrontés à la menace d’une fermeture définitive. En avril dernier, en effet, la Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis, principale source de financement, a opéré une coupe brutale équivalant  à un tiers de sa subvention annuelle. Soit quelque 48 396 euros, montant d’un trop perçu pour l’année 2015, du moins selon les estimations de la CAF dont les aides au fonctionnement ont été modifiées en 2014.

Des mesures lourdes et complexes

Avec l’application de la circulaire LC 2014-009, les forfaits de prise en charge déclarés par les établissements conventionnés ont fait place à la prestation de service unique qui oblige à détailler les heures de présence des enfants et les services rendus, fournitures de couches et repas. Pour s’y conformer les parents de la crèche se sont ainsi dotés d’un registre numérique pour le suivi des présences qu’ils se sont employés à détailler rétroactivement. « Ce sont des mesures lourdes et complexes qui nécessitent un délai de mise en œuvre », explique Eric Dané, président de la crèche, lui aussi bénévole comme tout parent. « Il nous faut un accompagnement technique pour décoder les règlements de gestion. Ce que nous n’avons pas eu sur la période 2014-2015-2016. » Armé de la seule bonne volonté qu’ils déploient pour la crèche en marge de leur activité professionnelle, « les parents plaide-t-il encore ne restent en moyenne que deux ans ». Soit la durée d’accueil de leur enfant dans l’établissement.

Un sort scellé le 22 juin

A la CAF qui leur notifiait en janvier le trop perçu, les parents ont d’abord adressé un courrier qui en contestait le rapport, et fait valoir leur travail de mise en conformité. Dès alors, « on a pris des mesures pour faire face au déficit de trésorerie ». Ont été ainsi rognés budget de fonctionnement et masse salariale affectée à l’emploi des huit professionnels. Mais en avril, et alors qu’ils disposaient d’un délai de trente jours jusqu’au 13 mai pour demander une remise de dette, fulmine Eric Dané, le couperet est tombé. La CAF révisera-t-elle sa décision ? C’est ce que demande aussi la ville, qui participe pour 86 000 euros au financement de cette crèche, dont le sort sera scellé le 22 juin.   

Pour en savoir plus: 

Réactions

La municipalité ne pourrait-elle pas donner une subvention exceptionnelle ?
J'ai fait l'ouverture de cette crèche parentale avec ma fille en 2008, c'était une sacrée aventure. Perdre un tel espace qui, au delà de l'accueil de nos enfants, permet de créer des liens et favorise la co construction et la mutualisation des parents et des professionnels, tout en étant un véritable lieu de vie et d'échanges dans ce quartier serait une vraie perte pour notre ville.

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