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Les collégiens de La Courtille dans la bibliothèque du Palais Bourbon
Les collégiens de La Courtille dans la bibliothèque du Palais Bourbon

Sous le regard sévère de la statue de Colbert qui orne l’entrée du 33, quai d’Orsay, les collégiens de La Courtille se pressent à l’entrée de l’Assemblée nationale : 37 délégués de classe, de la 6ème à la 3ème, conviés par Stéphane Peu, député de la 2ème circonscription de Seine-Saint-Denis, à visiter le siège des représentants de la nation.

Dans les rangs des collégiens qui découvrent les luxueux décors du Palais Bourbon, une question revient, à moitié en plaisantant, à moitié sérieusement : « Elle est là, Marine Le Pen ? On  a des choses à lui dire ». Renseignement pris, la députée du Pas-de-Calais est bien à l’Assemblée aujourd’hui, dans l’hémicycle, où l’on débat de la réforme du code du travail.

Pour l’instant, direction la galerie des fêtes, qui mène à l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale. « — Il est obligé d’y habiter ?Non, les appartement sont à sa disposition, si les séances se finissent tard », explique le guide. A ce moment précis, trois hommes traversent à grands pas la galerie. « Voici justement François de Rugy, le président de l’Assemblée », annonce le guide. Un grand « bonjour » collectif fait se retourner un instant le député de Loire-Atlantique, qui répond aux collégiens dans un sourire. Il est temps d’aller jeter un œil dans l’hémicycle.

Tandis que les élèves s’assoient dans les tribunes réservées au public, Danièle Obono, députée de la France Insoumise, défend une motion de censure de la loi de financement de la Sécurité Sociale. Un plaidoyer qui inspire à certains collégiens, en quittant l’hémicycle, des questions sur la solidarité nationale. D’autres constatent que Marine Le Pen n’a pas été aperçue. 

En guise de consolation, Stéphane Peu a une anecdote : « Le premier jour où je suis monté au perchoir de l’Assemblée, j’ai entendu la voix de Marine Le Pen dans mon dos qui disait : ‘Ah ! On va entendre l’ami des musulmans !’ ». Une collégienne veut savoir pourquoi il n’y a pas de plus de Noirs à l’Assemblée. « Ca évolue un peu, mais on n’a pas encore une Assemblée assez représentative de la diversité de la population », reconnaît Stéphane Peu. « Mais la diversité, c’est aussi les origines sociales : c’est important que tous les secteurs de la société soient mieux représentées, pas seulement les élites. » Et d’ajouter : « C’est pour ça qu’il faut vous investir. Moi, la première fois que j’ai été élu, c’était comme délégué de classe. »


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