En ville

50e anniversaire
/ La cité Stalingrad a fêté ses noces d’or avec ses locataires

En juin 1968 débutait la construction de cette petite cité de 198 logements qui se démarque des grands ensembles environnants de la ville de Saint-Denis. Un atout charme qui fait la fierté de ses habitants ; une atmosphère de petit village tant la solidarité entre les locataires y est de mise.
Bekhi Ayed habite Stalingrad depuis 10 ans, Bernard Peuchet est un locataire de la première heure.
Bekhi Ayed habite Stalingrad depuis 10 ans, Bernard Peuchet est un locataire de la première heure.

En ce samedi 8 septembre ensoleillé, tentes, chaises, tables et autres décorations ont pris place au cœur de la cité Stalingrad. 
L’anniversaire organisé par l’amicale de locataires CNL a réuni les habitants autour d’un grand buffet. Les tables sont copieusement garnies, de plats gastronomiques français et d’autres plus exotiques, à l’image de la diversité apparente au sein du quartier. Des stands d’animation ont été également installés pour le plus grand bonheur des enfants.

La fête a pu voir le jour grâce à la ténacité des habitants membres de l’amicale de locataires, avec l’aide de la Ville et du bailleur social Plaine Commune Habitat.
Des élus locaux, dont Florence Haye, maire adjointe en charge du quartier, et le maire Laurent Russier ont fait le déplacement pour l’occasion. Une ambiance conviviale et chaleureuse dans cette « cité solidaire » où « la confiance et la franchise » sont les maîtres mots et le socle de l’entente, précise la présidente de l’amicale CNL, Françoise Roblin.
 

Cette dernière ainsi que la gardienne « Madame Linda », comme l’interpellent affectueusement certains habitants, ont permis de garantir le succès de la journée. Des retraités aux jeunes mères au foyer, toutes les générations se côtoient depuis 50 ans à la « résidence » Stalingrad, précise Malika, une habitante engagée qui préfère ce terme à celui de « cité », qu’elle juge plus péjoratif.
Depuis la pose de la première pierre le 24 juin 1968, les logements ont accueilli des dizaines de familles, venues de tout horizon, avec chacune son histoire.

Pour cet anniversaire, le JSD donne la parole à deux habitants de Stalingrad : un locataire de la première heure et un plus récent, pour qu’ils nous racontent leur cité.

 

« Il n'y avait que des champs et des maraîchers à l'époque »

 

Le JSD : Quand êtes-vous venu habiter à la cité Stalingrad et à quelle occasion ?

Bernard Peuchet :Je suis arrivé en 1971. On habitait à Bobigny avant, puis on s’est installé à Saint-Denis suite à la mutation de mon père en tant que gardien à la cité Stalingrad. C’était l’un des tout premiers gardiens.

Bekhi Ayed :J’habitais à la cité Franc-Moisin avant d’arriver ici en 2008, suite à mon divorce.

 

Le JSD : Quelles ont été vos premières impressions ?

BP : C’était bien ! C’était tout neuf. Les gens étaient investis dans la vie du quartier, ça faisait « cité familiale », grâce à l’amicale qui maintenait le lien. Il n’y avait que des champs et des maraîchers à l’époque tout autour.

BA :Très bonne impression. Je trouvais ça plus petit que mon ancien logement mais cela ne m’a pas dérangée. On arrive ici, on se sent tout de suite en sécurité.

 

Le JSD : Quels sont les bons et les mauvais côtés de la cité ?

BP : La solidarité. Tout le monde se parle. Le mauvais côté, ce serait les trafics de drogue. J’ai l’impression que la cité se détériore.

BA :Par rapport à d’autres cités, on se sent bien, tout le monde se mélange. Quand on a un truc à se dire, on se le dit franchement. Les mauvais côtés : le manque de surveillance des enfants par certains parents, les gens qui salissent le quartier avec les déchets et la présence de trafics de drogue.

 

Le JSD : Votre meilleur souvenir ?

BP : Noël quand j’étais petit, lorsque mon père plantait le sapin au milieu de la cité. Tout le monde le fêtait ensemble.

BA :Lors des fêtes. On est tous rassemblés entre locataires, chacun amène un plat, du thé, etc. Ailleurs on ne voit pas cette ambiance. C’est comme une famille grâce surtout à la gardienne qui profite de ces occasions pour nous réunir. Le jour où elle partira en retraite, je déménagerai ! [rires]
 

Wanice Kouri

Réactions

FELECITATION FRANCOISE POUT TON IMPLCATION DANS CETTE AMICALE DEPUIS TANT D4ANNEES.
C'est un bel article qui nous apprend beaucoup sur la vie des gens, ceux qui s'y engagent , le bailleur, l'adjointe qui suit ce quartier. Et puis bravo au journaliste qui a une belle écriture, sait captiver le lecteur !

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