À la une En ville

Énergie
/ La chaufferie du Fort de l’Est inaugurée

À la fin 2016, elle entrait en service avec un combustible 100% renouvelable, des débris de bois. Elle a été inaugurée le 4 juillet par ses partenaires, dont son exploitant Engie, et son propriétaire, le Smirec, syndicat mixte formé par les quatre communes desservies dont Saint-Denis.
Le 4 juillet, inauguration de la chaufferie, à l'arrière de la cité Franc-Moisin
Le 4 juillet, inauguration de la chaufferie, à l'arrière de la cité Franc-Moisin

Lors de sa mise en service en 1963, la chaufferie du Fort de l’Est était alimentée au fuel et au charbon pour fournir chauffage et eau chaude sanitaire aux logements sociaux et équipements publics de la ville. C’était la deuxième sur ce territoire après la chaufferie Fabien, édifiée dix ans plus tôt dans le quartier du même nom. Depuis, ce réseau de chaleur s’est étendu avec la création de trois autres points de production, dont deux à Saint-Denis. Il se déploie sur 60 km de canalisation pour desservir 40 000 logements, à Saint-Denis bien sûr, ainsi qu’à Pierrefitte, Stains et L’Île-Saint-Denis. Ce qui en fait le deuxième plus grand réseau de chaleur en Île-de-France et le troisième en France. Si les combustibles fossiles y tiennent encore une grande part, avec 39% de gaz, la part du renouvelable a fortement progressé. Elle est passée de 25% en 2011, année de mise en service de la chaufferie biomasse, alimentée au bois, à Stains. Et l’objectif des 50% inscrits au Plan énergie climat de Plaine Commune vient d’être atteint avec la conversion à cette source d’énergie de la chaufferie du Fort de l’Est, qu’il a donc fallu transformer en conséquence.

Mis en chantier au début 2016, les nouveaux bâtiments ont été mis en service l’hiver dernier. Ils ont été inaugurés le mardi 4 juillet en présence de l’ensemble des partenaires du Réseau de chaleur, parmi lesquels Engie Environnement et sa filiale Plaine Commune Energie, qui l’exploite en délégation de service public, et le Smirec, Syndicat mixte des réseaux d’énergie calorifique, ex SDCSD (Société de distribution de chaleur de Saint-Denis), constitué par les communes et propriétaire des infrastructures et équipements (1). Autres partenaires du projet, l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, et la Région Île-de-France, ont contribué l’un pour 4,4 millions d’euros, l’autre pour 2 millions d’euros, au financement des 40 millions de cet investissement.

(1) Parmi les personnalités présentes, Didier Paillard, président du Smirec, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune Energie, Isabelle Kocher, directrice générale du Groupe Engie, et le maire Laurent Russier.

Réactions

La CNL de Saint Denis, était présente a cet événement en tant que membre actif du comité des usagers. Que ce soit dans le texte ci-dessus ou dans tous les discours prononcés durant cet événement par tous les politiques (Mairie, Plaine Commune, Plaine commune énergie, SMIREC, département 93, Région Île de France et société ENGIE) un mot n'a pratiquement jamais été dit 'LES USAGERS'. Et pourtant ce sont nous, les usagers qui sommes les principaux voir l'unique FINANCEUR de ce projet. Il est exact que cela est une magnifique réalisation technique soucieuse des nouvelles normes écologiques qui suit les recommandations de la COP 21, et est nécessaire pour la survie de notre planète que nous allons donner a toute notre descendance., option que notre association CNL soutient largement Toutefois le bilan CO2 indiqué de 56200 tonnes économisées n'est pas exact. En effet, comme nous nous le sommes fait confirmer par le SMIREC, ce chiffre donné corresponds uniquement aux économies énergétiques de la chaufferie, mais cela ne comprends pas a la production et a l'acheminement de la Biomasse bois par camion au détriment de la méthode précédente d'un gazoduc qui représentant pratiquement 0 de CO2. Pour cette chaufferie au bois, cela nécessite par jour en hiver le transport de 5 gros semi-remorques d'une quarantaine de tonne et en été celui de 2 semi-remorques (avec les risques accidentogènes en plus). Sachant que ce bois viens de Picardie a 150 km de Saint Denis, cela représente environ 180 000 km parcouru annuellement par ces gros camions. Ce qui représente bien sur une taux de CO2 non négligeable, sachant que l'acheminement par train ou par voie fluviale (solution envisagée pour le futur?) aurait un coût financier a peu près identique. De plus, ce bois qui ne doit pas être traité (par exemple pas de recyclage de palettes), les questions de possible pénurie de bois dans les 10 ou 15 années futures, n'est volontairement pas évoqué. Le bois est toujours proposé comme la situation miracle a nos problèmes de ressources énergétiques, et est toujours donné comme solution de nouvelle énergie renouvelable que tout le monde doit exploiter. L'ADEME dit avoir fait des études sur la consommation future en région parisienne mais ne communique pas les résultats de cette étude. Nous n'avons aucun moyen de vérification. Pour toutes les familles le chauffage et la facture d'eau chaude sont les 2 points principaux de nos charges. Pour un appartement de 4 pièces, cela représentent a peu près 850 Euros annuels de chauffage et pour 4 personnes 350 Euros de réchauffage pour l'eau (sans compter le prix de base de l'eau qui est a 4,20 Euros au M3). Cela représente pour une famille avec 2 enfants 1200 Euros annuels (Taxe comprise) donc environ 900 euros par usager, a nos frais qui reviennent pour le paiement de ce projet. Peut on entrevoir une diminution de ces coûts : Rien n'est prouvé. Même si les collectivités locales font sur Saint Denis des efforts importants pour amélioré les réseaux secondaires et la majorité des bailleurs /propriétaires font également des efforts tout aussi importants pour l'isolation thermique des bâtiments, nous n'avons pas d'éléments chiffré probant. Nous avons nous même a la CNL de Saint Denis, menés pour une vingtaine de cités une étude comparative des coûts depuis 2010, , notre conclusion est que malgré tous ces investissements le coût pour une famille est pratiquement en légère augmentation.. Y aura t'il des augmentations importantes : Nous pouvons le craindre . Dans le film que prépare le SMIREC et pour lequel nous avons été interviewé, nous avons bien précisé, que même, avec cette nouvelle chaufferie, le coût pour les habitants doit absolument être maîtrisé a la baisse. Seront nous entendus ? Ce n'est pas sur car Plaine Commune a délégué entièrement la gestion du chauffage via une délégation de service publique (DSP) a la société ENGIE (filiale Veolia). Cette convention signé en 2014 délègue pour 20 ans non seulement la gestion technique, mais surtout la gestion financière a cette société qui peut elle même fixe les coûts de la prestation chauffage. Ce type de contrat très favorables aux sociétés privées limite au maximum les pouvoirs de contrôle des politiques qui en deviennent très dépendants. Que ce soit pour la gestion de l'eau attribué par Plaine Commune au SEDIF et a Veolia, ou pour le chauffage il faut fermement se poser la question si un retour a une méthode de gestion en REGIE PUBLIQUE TERRITORIALE sous la gestion directe des instances des élus (Par exemple MGP, Métropole du Grand Paris) doit être mise en place. Nota : Actuellement sur la ville de Saint Denis un collectif pour la remise en gestion de l'eau sous forme de REGIE PUBLIQUE est en cours de création. Pourquoi pas la même initiative pour le chauffage. Pour toute question, n’hésitez pas a contacter le CNL (Confédération Nationale du Logement), association centenaire agréé par l’état a la CNC : E-mail cnl.stdenis93@gmail.com, Tel 06 61 23 91 95.

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
ATTENTION : Afin d'éviter les abus, les réactions sont modérées 'a priori'. De ce fait, votre réaction n'apparaîtra que lorsqu'un modérateur l'aura validée. Merci de votre compréhension.
CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.