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57-59, avenue Wilson
/ L’immeuble insalubre va être évacué

Avec le soutien du DAL et du Réseau solidarité logement, les habitants organisent une manifestation pour que des solutions soient trouvées avant l’expulsion de ce bâtiment dont la situation est qualifiée d’ « alarmante » par Plaine Commune.
Vendredi 23 juin, une réunion s'improvise dans la courette du 57-59, avenue Wilson.
Vendredi 23 juin, une réunion s'improvise dans la courette du 57-59, avenue Wilson.

« Pas d’expulsion sans relogement. » Accrochée dans la courette intérieure du 57-59 avenue Wilson, la banderole est déjà prête pour la manifestation prévue ce mercredi 28 juin. « Il faut se mobiliser », alpague David, un ressortissant angolais, en croisant un voisin ce vendredi 23 juin dans cette partie commune de l’immeuble manifestement en piteux état, avec ses murs lézardés et ses cages d’escalier rongées par l’humidité. « C’est vrai qu’ils vont nous virer ? », interroge le jeune homme, alors que onze habitants ont été assignés en référé au tribunal d'instance de Saint-Denis le 6 juillet en vue de cette expulsion.

David en a eu confirmation par le président de Plaine Commune en personne, faisant partie de la première délégation d’habitants qui a rencontré Patrick Braouezec, le 16 juin, accompagnée de militants du DAL et du Réseau solidarité logement. Raison invoquée : la dangerosité des lieux. La situation de cette copropriété de 52 logements est « alarmante », justifie Plaine Commune dans un communiqué, identifiant « des risques d’incendie, d’électrocution et d’effondrement ». Estimant encore que « la vie des 111 occupants (93 adultes et 18 enfants) avec ou sans titre d’occupation est en danger », la préfecture a bien été sollicitée, suivant les recommandations d’un expert judiciaire, pour l’évacuation de ce bâtiment, acquis progressivement par Plaine Commune qui souhaite sa démolition.

Si un travail d’accompagnement social a été engagé, la plupart des occupants, sans bail et sans papiers, redoute de se retrouver à la rue. C’est le cas de Diamante, une maman d’origine congolaise qui squatte un appartement avec ses deux bébés de 20 et 3 mois. Une solution qu’elle avait trouvée par défaut alors que le 115 l’avait laissée plusieurs nuits d’affilés sans hébergement. Certains expliquent encore avoir dû verser des loyers exorbitants, à raison de 550 euros pour un studio de 20 m2. « Quand on est sans-papiers, on n’a pas d’autres choix que d’accepter. » « Refusant d’être sortis des lieux sans solution », les habitants et leurs soutiens partiront en manifestation ce mercredi 28 juin à 16h30 pour se rendre depuis la mairie au siège de Plaine Commune où ils doivent être de nouveau reçus à 18h.


Réactions

Ce qui est certain, c'est que, comme toujours à Saint-Denis, les "sans-" vont passer devant tous les autres pour obtenir un appartement y compris devant des personnes qui attendent depuis des années en y ayant droit. Mais Saint-Denis n'est-il pas le paradis des sans droits ?
@horta - affirmation gratuite et sans fondement et vous le savez très bien.

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