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Cristino-Garcia / Landy
/ L’ancien quartier espagnol va changer de visage

Les travaux viennent de démarrer pour 40 logements sur les 156 encore prévus. Quatre chantiers inscrits au Programme de renouvellement urbain s’y succéderont jusqu’à l’horizon 2020.
Au coin de la rue du Landy et du passage Dupont, l’immeuble de 40 logements de la Logirep devrait être livré à la mi-2018.
Au coin de la rue du Landy et du passage Dupont, l’immeuble de 40 logements de la Logirep devrait être livré à la mi-2018.

Des friches. C’est à peu près tout ce qu’il restait de part et d’autre du passage Dupont, petite rue au cœur de Cristino-Garcia, l’ancien quartier espagnol de la Plaine. Depuis sept ans qu’elles avaient été déblayées, la vie y avait repris par intermittence, avec des familles roms qui s’étaient construit là des abris de fortune, et avec des enfants qui y étaient initiés au jardinage… Aujourd’hui, les engins de chantier ont fait enfin leur apparition sur ces dernières parcelles inscrites au Programme de renouvellement urbain (PRU) Cristino-Garcia Landy pour des constructions de logements. Du moins pour Saint-Denis. Car le PRU s’étend aux 22 hectares de la ZAC, à cheval sur Aubervilliers jusqu’à la limite du canal. Depuis son lancement en 2002, 249 logements ont été édifiés au nord de la rue Cristino-Garcia. Restait la partie sud (superficie) où le coup d’envoi a donc été lancé pour quatre ans de travaux d’où sortiront 156 logements dont 50% en location sociale, proportion inscrite au PRU, avec des commerces en rez-de-chaussée sur la rue du Landy.

Premier inscrit à cet agenda, l’ensemble de 40 logements sociaux de la société Logirep devrait être livré au deuxième trimestre 2018. Étiré sur toute la partie ouest du passage, il se composera de trois bâtiments, échelonnés du R+1 au R+5, pour s’accorder d’un côté à l’ambiance villageoise du quartier Cristino-Garcia, et pour s’aligner de l’autre sur le front bâti de la rue du Landy. L’architecte Louis Tequi a dû aussi insérer deux maisons accolées, seules rescapées des bulldozers, et ménager l’espace d’une petite place, comme en avaient souhaité les habitants du quartier. Le chantier suivant devrait démarrer à l’automne pour 28 logements de la Foncière qui les louera au prix du marché aux salariés des entreprises assujetties à la contribution logement, le 1%. Constituée de trois corps de bâtiments les uns de deux et trois étages en cœur de quartier, et l’autre dressé sur cinq étages sur la rue du Landy, l’opération a été imaginée par l’atelier Bauchet et de La Bouvrie avec des azulejos (faïence bleue) pour en habiller les façades. Livraison prévue au premier trimestre 2019.

Un espace dédié aux activités tertiaires

Parmi les deux projets les moins avancés, le chantier de l’opération signée par Julien Beller devrait démarrer au début 2018 côté rue Cristino-Garcia. Dans ce bâtiment de deux et trois étages, 29 logements seront proposés par la CAPS en accession sociale, et 17 autres seront loués par le bailleur social Immobilière 3F. Dernière pièce de ce puzzle urbain, une opération étagée du R+1 vers le passage du Gaz, au R+5 côté rue du Landy réunira 23 logements en accession libre, et 16 autres en locatif social du bailleur Logirep. Mais aucune date n’est avancée pour le chantier. « Un accord amiable reste à trouver avec le propriétaire de cet îlot qui est le dernier inscrit au calendrier judiciaire », précise David Cocheton, directeur général adjoint de Plaine Commune Développement, la Sem missionnée par Plaine Commune pour l’aménagement de la ZAC. Il évalue à « 10 à 15% » les acquisitions qui ont été freinées par les procédures. Et rappelle le patient exercice pour négocier de minuscules parcelles, où les propriétaires des bâtiments n’étaient pas les détenteurs des titres fonciers.

Restaient encore les relogements qui ont nécessité pour la Sem de mettre en place une MOUS, maîtrise d’œuvre urbaine et sociale, pour 32 ménages dionysiens. Plus ceux d’Aubervilliers, au nombre de 82. Signalons enfin à l’actif de la Sem l’aménagement du « secteur nord » de la ZAC, où les dernières démolitions ont laissé place à une friche promise aux activités tertiaires. Deux immeubles de 30 000 m2 chacun vont y voisiner aux abords des voies ferrées avec une gare du Grand Paris Express. C’est la ligne 15 est qui desservira là le quartier à partir des années 2030.    

Marylène Lenfant 

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