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Lutte contre les punaises de lit
/ L’affaire de tous

Elles nichent dans la literie jusqu’au papier peint, se nourrissent de sang humain et il est très difficile de s’en débarrasser. Il faut donc s’en prémunir. Ou traiter au plus vite pour éviter la propagation.
Attention à la récupération sur la voie publique d’affaires ou de mobiliers mis au rebus qui peuvent paraître en bon état mais qui sont en réalité infestés de punaises.
Attention à la récupération sur la voie publique d’affaires ou de mobiliers mis au rebus qui peuvent paraître en bon état mais qui sont en réalité infestés de punaises.

Elles ont la taille d’un pépin de pomme mais leur pouvoir de nuisance est énorme. Les punaises de lit, « c’est l’enfer », témoignent tous ceux qui y ont été confrontés. Problème jugé « marginal » il y a encore quelques années, leur importante propagation les a élevées au rang de véritable fléau à Paris et dans toute l’Île-de-France. Si Saint-Denis ne compte pas parmi les villes les plus infestées, les punaises y sont bel et bien présentes. Et au vu des signalements rapportés tant du côté des bailleurs que du service hygiène, « le phénomène va croissant », estime Mireille Bénévolli, responsable de l’Unité santé environnementale, qui « à défaut de pouvoir se transformer en société de désinsectisation », assure « une mission d’information et de médiation ». Si avoir des punaises chez soi n’est généralement pas quelque chose qui se crie sur les toits, « il ne faut pas en avoir honte, cela n’a rien à voir avec la propreté et peut arriver à tout le monde », signale la maire adjointe Élisabeth Belin. Prévention et vigilance s’imposent donc pour quiconque veut s’épargner cette galère, et d’autant plus que pour s’en délivrer, « la solution miracle n’existe pas ».

Un traitement lourd et onéreux

Capables de rester cachées un an sans manger, les punaises de lit se faufilent dans les interstices des meubles, des lits, se planquent derrière les plinthes, le parquet, les papiers peints, ne sortant que pour se nourrir de sang humain toutes les trois à sept nuits. Si leurs piqûres s’accompagnent souvent de fortes démangeaisons, « n’étant pas vecteurs de maladies infectieuses, les punaises de lit ne sont pas considérées comme un enjeu de santé publique », rapporte Richard Lopez, directeur santé de la Ville de Saint-Denis. S’il incombe donc aux occupants des logements concernés de s’en débarrasser, des bailleurs sociaux, à l’instar de Plaine Commune Habitat, se mobilisent aux côtés de leurs locataires avec mise à disposition d’appareils à vapeur sèche et de livret d’information pour prévenir la propagation de ces nuisibles et promouvoir leur traitement... Étant admis que la première des mesures consiste à agir au plus vite – à raison d’une reproduction de cinq à quinze œufs par femelle et par jour – pour éviter l’infestation complète du logement et la contamination au reste de l’immeuble.

Pour en venir à bout, il faut souvent associer élimination physique (lavage en machine à +60° ou congélation à –20°, inspection et nettoyage des surfaces au quotidien, avec retrait systématique du sac aspirateur…) et intervention chimique par une entreprise spécialisée. En plus d’être lourd, le traitement est aussi particulièrement onéreux, puisqu’en marge de cette prestation (environ 300 euros), il nécessite de jeter et donc de remplacer les literies et meubles infectés. Et c’est d’ailleurs là que semble se jouer l’un des principaux vecteurs de contamination, avec la récupération sur la voie publique d’affaires ou de mobiliers mis au rebut qui peuvent paraître en bon état mais qui sont en réalité infestés de punaises. « Au vu de la situation, il est conseiller de ne rien ramasser sur la voie publique et d’être particulièrement vigilant avec les affaires et les meubles achetés d’occasion », insiste Élisabeth Belin. Quant à ceux qui souhaitent se séparer de meubles contaminés, il est nécessaire pour limiter la propagation des punaises de ne pas les entreposer tels quels dans les parties communes ou sur le trottoir, mais de les apporter en déchetterie ou de les déposer à la benne dans des sacs hermétiquement fermés, en signalant si possible la présence de punaises.

Linda Maziz

Contact : Unité santé environnementale au 01 49 33 62 75.

Réactions

Cette belle photo pourrait être utilisée contre le bilan de Braouezec (Saint-Denis devenu un cloaque) et contre la municipalité dont l'action se limite à la pose de panneaux d'interdiction (comme d'ailleurs, celui interdisant la circulation des 2 roues motorisées et des rodéos rue de la République). Elle pourrait aussi illustrer une pub à l'usage des touristes: les plus grandes pissotières du 93 à 2 pas de la basilique et de la mairie... Un document intéressant en tout cas

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