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Festival de Saint-Denis
/ Jubilée jubilatoire

Des retours monumentaux, des habitués de renom, des premières prometteuses… Pour ses 50 ans, célébrés pour la deuxième fois, le festival dionysien a mis en musique un programme réjouissant.

Plusieurs années se sont écoulées depuis sa dernière représentation. Et pour le plus grand bonheur des festivaliers, elle retentira à nouveau sous les voûtes de la nécropole des Rois de France. Jeudi 31 mai, la monumentale Septième symphonie de Bruckner sera donnée avant des chants rares, et majestueux, de Brahms. Le chef Mikko Franck, directeur musical du Philharmonique de Radio France, sera aux commandes de cette soirée d’ouverture de l’édition 2018 du Festival de Saint-Denis qui a soufflé ses cinquante bougies la saison passée. Ce jubilé exceptionnel est célébré sur trois ans et en famillepuisque le festival dionysien mettra l’accent cette saison sur le retour de trois grands maîtres. L’occasion de souligner la fidélité et les liens qui les unissent au FSD. Depuis sa première venue en 2000, le britannique Sir John Eliot Gardiner n’a eu de cesse de proposer des programmes et des interprétations toujours plus époustouflantes avec son chœur, l’un des meilleurs au monde, le Monteverdi Choir, avec lequel il s’était illustré l’année dernière pour les Vêpres de Monteverdi.

Cette fois-ci, il revient avec des Cantates de Bach, un répertoire dans lequel il excelle. La soirée du 19 juin convoquera les souvenirs des spectateurs les plus fidèles car, comme il y a dix-huit ans, il dirigera son chœur accompagné de l’ensemble de l’English Baroque Soloists.  

Le finlandais Esa-Pekka Salonen, invité en 1985 et en 1993 à Saint-Denis a choisi de célébrer ses soixante ans avec les Gurrelieder de Shoenberg, encore inédits dans la basilique. Pour cette œuvre, dans le prolongement d’un certain esprit “maehlerien“, Salonen commandera son orchestre Philharmonique de Londres. Ce concert qui se tiendra le 26 juin, restera sans aucun doute dans les annales du festival. Tout comme les trois dates dédiées à Valery Gergiev, la « star des chefs d’orchestre », le maestro le plus demandé au monde. Gergiev honore sa semi-résidence au Festival avec deux programmes distincts. Pour le premier, le 3 juillet, il dirigera un orchestre qui n’avait pas foulé le sol de la basilique depuis 20 ans, le fameux Mariinsky Orchestra. L’ensemble du théâtre éponyme de Saint-Pétersbourg, interprétera un répertoire autour de Stravinsky, Tchaïkosky et Beethoven avec en invité spécial, le tout jeune soliste Daniel Lozakovitj (16 ans). Un phénomène que tous les grands orchestres s’arrachent. Cette soirée fera échos au jumelage entre la basilique de Saint-Denis et la cathédrale Saints Pierre-et-Paul, mausolée grand-ducal de Saint-Pétersbourg.

Les concerts des 4 et 6 juillet relèvent de l’événement mondial avec un requiem hors-norme, celui de Berlioz, donné par le Chœur de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia, le Chœur de Radio France, Orchestre National de France (référence dans l’interprétation de cette œuvre). Il marquera la fin d’une trilogie autour de Berlioz débutée en 2008 avec Sir Colin Davis et poursuivie en 2012 par Gardiner.

Si le Festival de Saint-Denis aime perpétuer la tradition, il faut relever quelques surprises comme la première le 5 juin de l’ensemble italien créé en 2012 Il Pomo d’Oro et la jeune Speranza Scapucci, nommée cheffe principale de l’Opéra Royal de Wallonie pour la saison 2017/2018.Ils feront dans la musique sacrée avec le sublime Stabat Mater de Pergolese.

Autre inédit, la venue d’Emmanuel Krivine à Saint-Denis le 6 juin. Le nouveau directeur musical du National proposera la célèbre toccata et fugue en Ré mineur de Bach couplé au Requiem de Fauré interprété au chant par la référence en la matière, le baryton Stéphane Degout.

L’édition 2018 verra aussi une nouvelle création née de la collaboration entre le directeur du TGP Jean Bellorini et le chef argentin Leonardo Garcia Alarcon. L’Erismena de Cavalli est une nouvelle production présentée au festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, saluée par la critique lors de sa représentation à Versailles en décembre. Enfin, le festival n’oublie pas la Maison de la Légion d’Honneur avec el 3 juin les solistes du Mahler Chamber Orchestra, l’œuvre Mahler incarnant le fil rouge de ce 50ème anniversaire, le violoniste Renaud Capuçon le 10 juin ou encore le luthiste Thomas Dunford et le claveciniste néo-dionysien Jean Rondeau, deux autres habitués de la basilique et de son public.

MLo

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