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JOP 2024
/ JO : Records de vitesse pour la concertation

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Camille

J'ai été très surpris par la façon dont s'est déroulée la réunion de concertation organisée par Plaine Commune mercredi 16 mai au soir. La moitié des deux heures (!) a été réservée à l'intervention d'élus et de représentants du COJO et de la Solideo. Même lors des ateliers, beaucoup de temps leur était laissé pour s'exprimer, et seules 7 personnes ont pu s'exprimer dans l'atelier auquel j'ai participé. Celui-ci se déroulait dans la salle des conseils de la communauté d'agglomération, une très grande salle, dans laquelle il fallait s'exprimer au micro pour pouvoir se faire entendre. Les deux personnes autour de moi m'ont fait part de questions et remarques qu'elles auraient aimé pouvoir exprimer, mais elles se sentaient trop intimidées pour le faire. Qui parle de co-construction dans ces conditions ? Dans la dernière partie, alors que les élus et représentants reprenaient la parole pour "rassurer" ce bon peuple inquiet, une personne excédée s'est levée pour demander à ce que nous soyons entendus, et pas toujours renvoyés aux mêmes annonces (elle a été coupée et rabrouée par les organisateurs). Le discours final de Mathieu Hanotin était caricatural, tant il semblait avoir été écrit en amont de la réunion, mais aucun intervenant n'a de toute façon pris en considération ce qui avait été dit pendant les ateliers (à l'exception de la demande beaucoup plus large d'information sur les actions menées et leur calendrier).

JOP 2024

Réactions

On connaît la technique. Une réunion publique est organisée de 18h à 20h. Les représentants des institutions/entreprises et les élus présentent le projet de 18h à 19h. A 19h on démarre les ateliers. A 19h30 on donne le micro aux participants. Seuls six ou sept citoyennes/ens parviennent à émettre leurs idées sur le projet. Il s'agit d'empêcher les habitants de parler, d'étouffer la démocratie. Évidemment les gens écœurés ne reviennent plus aux réunions suivantes. Pendant vingt ans le Parti Socialiste a utilisé cette technique en Seine-Saint-Denis avec des hommes de main pour intimider les personnes demandant le micro. De 2004 à 2012 Claude Bartolone et Bruno Le Roux ont organisé des réunions publiques avec ce procédé. En 2018 l'Ept Plaine Commune le Conseil Départemental et le COJO semblent faire pareil pour réduire au silence les séquano-dionysiennes/siens. C'est tellement facile. Et l'enjeu est important (un milliard d'euros de travaux).

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