En ville

Linky
/ Installateurs de compteurs en version cambrioleurs


Accepter ou non la pose du Linky, nouveau compteur communicant d'Enedis? Les copropriétaires de l'immeuble du 1, rue Fontaine avaient décidé de consacrer à la question deux séances de travail avant de l'inscrire à l'ordre du jour de leur assemblée générale annuelle, fixée en juin. C'était sans compter avec les méthodes de MYFOWO, installateur sous-traitant d'Enedis, dont les techniciens, tels des braqueurs se sont introduits par effraction dans le local renfermant les compteurs. Au nom du conseil syndical de la copropriété, Claude Mastre tenait à en témoigner. Et pour compléter son récit, il nous a fourni copie des deux courriers détaillés adressés à Enedis par Foncia, le syndic de l'immeuble (voir documents PDF en bas de la page)



« Mandaté par le Conseil syndical de copropriété, j’évoque ici une violation de domicile avec effraction perpétrée au 1 rue Fontaine et datée du 21 mars dernier. Cela fera écho à un article récent du JSD qui constatait qu’à Saint Denis déjà 78% des compteurs électriques sont remplacés par le Linky ! Un pourcentage étonnant quand on sait que partout la controverse reste vive. 

On cherche alors à comprendre : l’indifférence ou la résignation auraient-elles gagné les Dionysiens et leur municipalité, notamment après l’annulation par la justice du moratoire de 2016 ? Le Parisien écrivait pourtant en décembre 2017 que la ville restait « attentive à la question du déploiement du Linky », se réservant « de recourir à tous les moyens de droit pour protéger les habitants». C’est ce que d’autres villes ont fait et font encore en organisant le débat et en exprimant réserves ou refus par d’autres voies que le moratoire, le zèle de la justice tendant ici, de fait, à bâillonner toute critique du Linky alors même que la confusion règne dans les textes et dans les déclarations autorisées : en novembre dernier par exemple, le ministre Hulot annonçait que le Linky n’est pas si dangereux et… qu’il n’est pas obligatoire. 

Dans la même période, au cours de deux longues séances de travail, un examen sérieux des informations contradictoires qui circulent au sujet de ce compteur a conduit notre conseil syndical à douter beaucoup et à proposer de s'abstenir. Les copropriétaires informés purent choisir le refus immédiat ou le renvoi de leur décision au lendemain de l'AG de juin 2018. La lettre de refus ou de demande de report fut adressée en novembre et décembre à ENEDIS et à EDF accompagnée de l’argumentaire et en recommandé avec A/R. Des confirmations verbales s’ajoutèrent au courrier quand ENEDIS ou MYFOWO, sous-traitant choisi par ENEDIS, insistaient par téléphone.

Mais le 21 mars dernier, entre 12h et 14h30, deux techniciens de MYFOWO s’infiltrèrent quand même dans l'immeuble pour procéder à l’installation forcée de huit compteurs LINKY en détruisant pour ce faire la porte d’un local privé fermé à clé.

Au mépris de nos courriers élaborés avec sérieux, l’installation forcée du Linky au 1 rue Fontaine rappelle davantage le mode opératoire des braqueurs de banque que l’intervention technique, et on sait qu’elle n’est pas une exception. Parler des inconvénients du Linky implique donc qu’on évoque aussi les méthodes mises en œuvre pour nous imposer sa technologie.                                    

Soutenus par notre syndic, nous avons porté plainte pour violation de domicile avec effraction et destruction de bien privé.»

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