Cultures

Relais festival
/ Ici, on cultive gratis

La promesse, tenue pour sa première édition, est réitérée pour la deuxième : offrir des rendez-vous culturels dans des lieux emblématiques de la ville et créer du lien. Un festival créé par des Dionysiens pour les Dionysiens.
atelier photo lors de l'édition 2016 du Relais festival
atelier photo lors de l'édition 2016 du Relais festival

Créer du lien, donner du sens, réunir les Dionysiens dans « les lieux emblématiques de la ville et qu’une émulation naisse de ce rapprochement ». Telle est l’ambition du Relais festival. La deuxième édition de cet événement culturel se tient du vendredi 24 au dimanche 26 novembre. Par rapport à la première, le Relais a « plus que doublé le nombre de ses partenaires », se réjouit son initiateur, Lotfi Aoulad. Outre la librairie Folies d’encre, le cinéma l’Écran et le Théâtre Gérard-Philipe, le festival a étendu sa toile à l’université Paris 8, le musée d’art et d’histoire, la salle de spectacle Ligne 13, la Maison jaune dans le centre-ville et la médiathèque Ulysse à Franc-Moisin. Dans ces huit espaces sont programmés débats, rencontres, projections de films, spectacles et ateliers. Défendant la culture pour tous, le Relais est entièrement gratuit.

Et s’il rejette toute forme de militantisme, le festival est pleinement engagé. Après les frontières l’année dernière, il s’intéresse cette fois-ci à la révolte. « C’est un thème que l’on a choisi collectivement. Ça a parlé à toute l’équipe. On traverse un contexte difficile, avec la crise, le chômage… On a vécu une année politique douloureuse avec le Front national au 2e tour de la présidentielle, ce qui n’est pas anodin, développe le jeune Dionysien qui a créé le festival avec des amies, toutes originaires des quartiers populaires de la ville. Dans l’isolement, face aux situations injustes, on ne comprend pas. Cela génère de la colère et de la frustration. La révolte permet de ne pas se résigner. Elle est pleine d’espoir, c’est une énergie de vie. Ici, cette énergie existe, il faut l’utiliser positivement. »

Samedi soir, à 20h, des courts portraits de Dionysiens révoltés seront projetés à la Ligne 13. Plus tôt, à la librairie Folies d’encre, l’anthropologue Alain Bertho et l’écrivaine Kaoutar Harchi discuteront de la langue qui peut être un outil d’émancipation ou d’oppression. La veille, le Relais commence dès 15h à l’université Paris 8 où seront projetés des archives de luttes dans ce célèbre établissement contestataire, puis le documentaire Paris est une fête (2017) de Sylvain Georges sur l’itinéraire de jeunes mineurs étrangers dans la France post-attentat de l’état d’urgence. À 20h, à l’Ecran, le documentaire Les Revenantes de Marion Stalens sera projeté en avant-première. Ce film retrace le parcours de femmes djihadistes. Le festival se clôturera dimanche au TGP par la lecture de deux pièces, dont Pistes de Penda Diouf, directrice de la médiathèque Ulysse de Franc-Moisin et marraine de cette édition 2017. La dramaturge y parle de son vécu de femme noire en France et des ravages de la colonisation européenne en Afrique.

Avec le Relais, Lotfi Aoulad veut promouvoir « la contribution citoyenne » et « l’autoformation »« les gens apprennent en faisant et apprennent des autres ». Les Dionysiens pourront ainsi participer à des ateliers de photographie, d’écriture, à la réalisation d’une fresque collective avec l’artiste Makingson. Une visite suivie d’un atelier sera organisée autour des archives de la Commune de Paris du musée d’art et d’histoire. « On veut mettre en contact, échanger, créer une communauté, pour tous les types de niveau, de milieu, que l’on soit diplômé ou non », défend cet avocat de formation. Il refuse de porter son parcours exemplaire en étendard.  « L’exemple de la méritocratie républicaine est culpabilisant pour tout le monde, pour nous comme pour les autres. » Nul besoin de passeport ou de diplôme, le Relais festival est ouvert à tous.


Relais festival vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 novembre. Entrée libre. Lieux et programme complet sur www.lerelaisfestival.com

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