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Loi olympique
/ Hop, step et jump : un triple saut pour réussir les JO

Nom ou initiales: 
Stéphane Peu, député

Les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 sont déjà à l’agenda de l’Assemblée nationale. La « loi olympique », document peu connu du grand public, doit en effet être adoptée avant l’été par le parlement pour que l’événement planétaire que Paris et la Seine-Saint-Denis accueilleront dans sept ans puisse avoir lieu. Ce dispositif législatif, valide pendant la durée des Jeux, est un passage obligé. Tout Etat candidat à leur accueil doit accepter de se mettre en conformité avec le cahier des charges du CIO et ainsi lui déléguer, de fait, une partie de ses pouvoirs régaliens habituels. Le dossier de candidature porté par Paris prévoit ainsi « certains aménagements juridiques pour accélérer et/ou simplifier les procédures administratives existantes » en termes, par exemple, de douanes et de visas, d’utilisation du domaine public et donc de réglementation publicitaire, de propriété intellectuelle... Le gouvernement a même « la possibilité de statuer par voie d’ordonnance sur les modifications législatives rendues indispensables par l’accueil des Jeux ».
Autant dire que le dispositif législatif est d’ores et déjà amplement fléché et ne permettra des ajustements qu’à la marge. Nous amenderons le texte autant que faire se peut, mais la discussion sur la loi olympique sera aussi l’occasion de donner une vision de ce que doit générer l’incomparable événement que demeure les JO. Et en particulier, ce qu’il doit produire comme legs longue durée au département de Seine-Saint-Denis qui est au cœur de l’aventure olympique.

Nous sommes particulièrement attachés à trois thématiques que nous survolerons ici sur le mode du triple saut, discipline exigeante apparue dès les premiers JO modernes en 1896.

Le premier saut à réaliser, celui appelé le hop que les athlètes effectuent à cloche pied, concerne la place des sponsors. Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que le début du siècle dernier est loin, mais nous ne voulons pas non plus nous enliser dans les sables mouvants mercantiles sans élever la voix. Les Jeux de Londres, en 2012, avaient déroulé plus que de raison le tapis rouge aux marques officielles. L’Euro 2016 de foot disputé en France avait aussi contenté plus que nécessaire l’appétit pantagruélique des sponsors labélisés en allant même jusqu’à édifier un véritable mur autour du Stade de France afin qu’aucune goutte de soda ou de bière, qu’aucune miette de restauration rapide n’échappe à la chasse gardée commerciale labélisée par l’UEFA. Que les JO de Paris ne franchissent pas un nouveau palier en la matière mais au contraire essaie de contenir la marche en avant est une exigence minimale. La basilique ou le musée d’art et d’histoire de Saint-Denis aux couleurs d’une célèbre marque de boisson est une chose que nous ne tolérerions pas de voir. De la même manière, si l’aberrante exonération fiscale décidée l’an passé pour accueillir l’Euro de foot s’appliquera mécaniquement pour les JO de 2024, qu’il nous soit permis de redire à quel point dans ce monde où l’évasion fiscale spolie les peuples du monde ce cadeau aux grands groupes décidé sous le gouvernement Hollande n’a pas perdu de son indécence.

Le deuxième saut – le step appelé aussi l’enjambée- doit donner un vrai élan au sport pour tous, au sport scolaire et universitaire, à la formation des encadrants, à la nécessaire construction ou rénovation de structures de proximité. Dans le département de la Seine-Saint-Denis, les JO peuvent agir en locomotive pour réparer les inégalités qui pénalisent nos territoires. La Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) avance l’objectif de construire ou de rénover quarante équipements, un par ville du département : cela nous paraît juste, nécessaire, et nous le faisons notre ! Dans le cadre de cet effort général, deux bonds particuliers nous paraissent essentiels pour accélérer la remise à niveau. Le premier concerne l’action à démultiplier pour que d’ici à 2024 la Seine-Saint-Denis ne soit plus un département sous la ligne de flottaison avec la moitié des collégiens qui ne savent pas nager ! Le second préconise une approche féminine dès lors qu’il s’agit des choix d’implantation et de construction des espaces sportifs de proximité afin qu’ils soient en phase avec les envies et les pratiques des femmes et des jeunes filles, dimension très insuffisamment prise en compte au regard des usages existants.

Le troisième et dernier saut – le jump- n’est pas le moindre pour surfer sur l’événement olympique. Il concerne l’héritage des Jeux pour la Seine-Saint-Denis. La médaille d’or la plus attendue par le 93, c’est à la fois celle qui va permettre de booster l’emploi local, les petites et moyennes entreprises du territoire en leur facilitant l’accès aux marchés publics ; le respect des engagements en termes de constructions d’infrastructures, notamment les réalisations de TOUTES les lignes du métro du Grand Paris ou encore la garantie que les futurs villages - olympique et des medias- permettent bien une réversibilité leur permettant de devenir d’authentiques quartiers de ville et non des vestiges inutiles comme les JO de Rio de 2016 en ont tant laissés.

Loi olympique

Réactions

J.O - Le Combiné Dionysien – combiné en 3 épreuves : L’enfant dans le dos, le roulage dans la farine, le tour pendable.

La première épreuve « l’enfant dans le dos » : elle consiste à faire croire qu’avec 15 ou 31 députés au parlement, on va faire passer des amendements tout en sachant que la candidature de Paris a été retenue parce que la ville a excepté in extenso le cahier des charges du CIO … et donc qu’il n’y a rien à modifier mais uniquement à entériner.

La seconde épreuve « le roulage dans la farine » : elle consiste à faire croire que Saint-Denis pourra se passer et occulter les sponsors officiels … remplacés sûrement par la MCA locale ou par le conVersatoire (surtout ne pas oublier de remplir le Cerfa et de déposer les Statuts !)

La troisième épreuve « le tour pendable » : elle consiste à faire croire que les J.O. vont générer de l’emploi récurrent alors que seuls des déficits sont d'ores et déjà à provisionner.

Monsieur le Député, personnellement je suis pour les J.O. parce que faire la fête çà fait du bien pour le vivre ensemble et au moins pendant un mois nous sortirons du climat anxiogène ambiant … mais ne commençons pas, Monsieur le Député, 7 ans avant ces jeux de prendre les citoyens pour des billes sans cervelle.

Bonjour.
@S. PEU le monsieur qui se trompe de 20 000€ net sur sa déclaration à la HATVP.

Je reprends vos mots. "De la même manière, si l’aberrante exonération fiscale décidée l’an passé pour accueillir l’Euro de foot s’appliquera mécaniquement pour les JO de 2024, qu’il nous soit permis de redire à quel point dans ce monde où l’évasion fiscale spolie les peuples du monde ce cadeau aux grands groupes décidé sous le gouvernement Hollande n’a pas perdu de son indécence."

Il ne tiens qu'à vous ne pas accepter ces JO. De ne pas vous associer à l'organisation des JO. Pour l'EURO. B. BAGOYOKAO, à propos de l'Euro, disait que c'est mieux que rien.
Quelle pauvreté intellectuelle, quel manque de courage, quelle nullité.

Personne ne vous oblige à trinquer dans les loges du Stade De France avec ces mêmes décideurs.

D'ailleurs vous êtes pas vraiment contre, puisque que vous comptez sur ces même retombé pour vous faire reluire la façade.

Ce post est une insulte, un de plus, à tous les habitants de la ville, et plus largement aux habitants de la Seine Saint Denis.

Le conseil général se démène pour trouver 500 Millions d'euros pour les JO et le collège Barbusse tombe en ruine. Vos postures, vos impostures plutôt, sont indécentes.

Le décalage est la. J'espère qu'en 2024 on ne vous verra plus ni au conseil municipal ni à l'assemblé.

Avec des personnes comme vous pour défendre les plus faibles, pas besoin d'ennemis.

Les jeux olympiques pour les riches, pour qu'ils deviennent encore plus riche sur le dos des pauvres...Comme Mme Hidalgo qui supprime les colonies de vacances des sans dents pour financer les jeux olympiques des ventrus qui nous gouvernent.
http://daccgtculture.over-blog.com/2017/10/anne-hidalgo-pique-2-millions...

Bouygues Vinci et Eiffage construiront le village olympique de Saint-Denis à toute vitesse pour faire des profits. Dans chaque bâtiment il y aura des fuites d'eau des ponts thermiques des malfaçons. Les commerciaux de Bouygues Vinci et Eiffage parviendront à corrompre les dirigeants de SOLIDEO et les membres de son conseil d'administration. En juin 2024 lors de la livraison du village, les cadres de SOLIDEO ne feront pas écrire les erreurs de construction dans le procès verbal, et signeront celui-ci sans y mettre de réserves. Pendant la quinzaine olympique du 2 au 18 août les 17000 athlètes s' accommoderont des dysfonctionnements. A partir de l'hiver 2024, avec la mauvaise isolation thermique, chauffer les 2000 logements coûtera une fortune au département de Seine-Saint-Denis. En 2025 qui paiera les dizaines de millions d'euros de réparation des erreurs de construction du village olympique de Saint-Denis ? Les habitants du département de Seine-Saint-Denis.

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