À la une En ville

Femmes
/ Elles donnent de la voix pour leurs droits

Né de l’association Artis, un nouveau collectif réunit 60 femmes mobilisées contre les violences sexistes. Le 6 octobre, elles faisaient leur première apparition publique à l’occasion de la fête de Saint Denis.
Le 6 octobre, les Résilientes déploient leur banderole.
Le 6 octobre, les Résilientes déploient leur banderole.

Elles sont une soixantaine au sein d’un nouveau collectif qui faisait le 6 octobre sur la fête de saint Denis sa première sortie publique. « Dénoncer et combattre les injustices, les conservatismes et les systèmes patriarcaux qui oppressent les femmes, ici ou ailleurs », c’est là le principal objectif de ces Résilientes, puisque tel est leur nom, unies autour de huit membres actives (1), dont Rachida Hamdan.

A l’origine de cette initiative qu’elles murissent depuis des mois, le café des parents d’Artis, l’association dirigée par Rachida. « On y croise au quotidien des femmes qui ont des histoires plus ou moins difficiles et qui ne vont pas toujours spontanément vers les institutions spécialisées pour les femmes victimes de violence. »  D’autant  qu’elles « n’ont pas forcement conscience d’être victime ». Epouses cognées, tyrannisées, ou maman excisée d’une fillette qui risque d’être mutilée à son tour, « elles sont constamment sous pression et trouvent ici la bienveillance et la discrétion » qui les aident à libérer leur parole.  « Quand elles se sentent prêtes, on les renseigne sur les possibilités institutionnelles avec la juriste qui intervient ici. Et puis il y a celles qui ont voulu faire un dépôt de plainte au commissariat et ont été mal reçues, et qui sont désespérées des institutions ».

Un collectif ouvert aussi aux hommes

Avec le collectif, c’est tout cet accompagnement que Rachida Hamdan entend renforcer en impliquant les nombreuses bénévoles rencontrées avec Artis et qui ont décidé de lui emboîter le pas. « On a fait passer un questionnaire pour les Résilientes. On a obtenu plus de cent réponses. Toutes mentionnent avoir subi une forme de violence, qu’elle soit conjugale, ou dans la rue. » Physique, psychologique, ou économique pour celles que l’on prive de leur argent, la violence envers les femmes a beau les mobiliser ici, « il n’est pas question d’occulter ce que vivent les femmes dans d’autres pays comme l’Arabie saoudite ou l’Iran ».

Dans un texte qui résonne comme une profession de foi, les Résilientes en parlent comme d’un devoir. « Parce que nous avons la chance de vivre dans un pays où nos libertés sont protégées (…) nous serons la voix de celles qui n’en ont pas.» « Ouvert à tout le monde, même aux hommes », comme le dit Rachida, le collectif prévoit d’ouvrir une permanence juridique et de disposer de points d’accueil dans les quartiers. Il ambitionne aussi de « sensibiliser les politiques sur les vrais problème du quotidien. Parce qu’aujourd’hui, le débat sur les droits des femmes est noyé par des sujets hors sol », estime Rachida Hamdan en pointant du doigt des polémiques qui font surtout vibrer la fibre communautaire.

(1) Farida, Hayet, Mireille, Fatima, Samia, Niama et Sarah forment avec Rachida Hamdan le noyau des membres actives du collectif.

Mail : Resilientes.6@gmail.com

Réactions

Bravo Mesdames pour l'espoir que vous donnez aux Dionysiennes ! Les femmes et leurs droits ne sont pas souvent à l'honneur dans notre ville, c'est rassurant de savoir que des habitantes se mobilisent pour toutes les femmes, s'organisent pour aider et protéger les victimes de violence, soutenir les femmes chefs de famille, et tant d'autres actions qui touchent tant de femmes à St Denis, quelles que soient leurs couleurs, religions, cheveux... Merci à vous et force et courage face au sexisme et à l'obscurantisme !

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur