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Activité physique adaptée
/ Douze semaines pour se refaire une santé

Depuis 2011, l’Association du sport santé est à l’initiative d’un programme : le Défi-Forme Santé pour les personnes désireuses de reprendre une pratique régulière adaptée à leur état physique.
Marche nordique au parc de la Courneuve
Marche nordique au parc de la Courneuve

« En 2010, en tant que généraliste au centre de santé Barbusse, je recommandais souvent à mes patients de pratiquer une activité physique régulière, se souvient le Dr Anne-Louise Avronsart. Mais on me demandait : “Quel genre d’activité ? Et où aller ?” Je n’avais pas de réponse à l’époque. » Deux obstacles se dressent : des patients éloignés du sport ; et une population avec de faibles revenus.

Le Dr Avronsart aborde le sujet avec un confrère, le Dr Frédéric Courage, qui connaît les mêmes préoccupations au centre de santé de la Plaine. L’Association du sport santé voit le jour en 2011, et répond à un appel à projets de l’Agence régionale de santé (ARS) dans le cadre du Plan national nutrition qui a pour objectif de diminuer l’impact des maladies chroniques et les inégalités sociales de santé. « On avait le même but, mais on ne se limitait pas à l’aspect nutrition, explique le Dr Avronsart. On a dû prouver, avec l’aide du Dr Didier Chapelot de Paris 13, que c’était bien plus efficace de coupler la diététique avec l’activité physique. »

Au terme d’un dialogue avec l’ARS, un nouveau projet est conçu, le Défi-Forme Santé : un cycle de 12 semaines d’activités physiques à destination des personnes désireuses de reprendre une pratique régulière adaptée à leur état de santé. Chaque semaine, des intervenants formés proposent plusieurs activités : aquagym, renforcement musculaire, marche nordique. Un certificat de contre-indications partielles est établi par un médecin. Les éducateurs sportifs n’ont pas connaissance des informations médicales, seulement des contre-indications. Celles et ceux qui veulent en bénéficier n’ont que 10 euros à débourser, pour adhérer à l’association. Le reste des coûts est couvert par les subventions de l’ARS, qui a signé une nouvelle convention tri annuelle cette année.

Les interventions sont assurées par un prestataire, la société Lacoms de Lamine Camara. « En 2010, j’entraînais l’équipe féminine du Sdus basket et j’envoyais les filles blessées ou en surpoids voir le Dr Avronsart au centre médico-sportif, se rappelle-t-il. En parallèle, je travaillais avec Dianefra 93, un réseau de santé pour la prise en charge du diabète. » Fort de cette expérience, il conçoit précisément le rôle des intervenants en sport santé. « Chacun est à sa place dans le Défi. L’éducateur ne va pas faire un plan de nutrition ou parler de traitements aux patients. En revanche, un médecin ne sait pas élaborer un entraînement. De même, on incite les gens à se poser des questions de nutrition, mais on renvoie vers la diététicienne. »

Les clubs sportifs, par contre, ont parfois des réticences à accueillir ce public particulier. Leur rôle serait pourtant important, car au terme des 12 semaines du Défi-Forme Santé, le but est que les personnes poursuivent une activité physique régulière. « Ça prend du temps, mais les clubs s’y mettent, témoigne le Dr Avronsart. Depuis fin 2016, le Comité régional olympique sportif a mis en place une formation pour les éducateurs. » Un décret publié en décembre 2016, qui incite les médecins à prescrire sur ordonnance de l’activité physique adaptée aux patients atteints d’affection de longue durée, a légitimé le travail entrepris par l’Association du sport santé. « Dans le département, d’autres villes travaillent sur des programmes de sport sur prescription : Aubervilliers, le Blanc-Mesnil, Clichy-sous-Bois…, ajoute le Dr Avronsart. Mais il n’y a rien pour l’instant d’une ampleur comparable au Défi-Forme Santé. » Rien qu’en 2016, 256 personnes ont bénéficié du Défi.


www.defi-forme-sante.com

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