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Première circonscription
/ Divisions dans tous les camps

À gauche comme à droite, l’absence d’unité brouille l’issue du scrutin de juin. Le député sortant Bruno Le Roux laisse à Yannick Trigance, son suppléant de 2012, le soin de défendre les couleurs du PS.
Bruno Le Roux, ici avec Claude Bartolone en 2012, ne se représente pas.
Bruno Le Roux, ici avec Claude Bartolone en 2012, ne se représente pas.

La 1re circonscription ne représente que sept bureaux de vote sur Saint-Denis. Ils concernent les électeurs des quartiers de la Plaine et Pleyel qui auront le choix entre les mêmes candidats que les habitants des villes d’Épinay, L’Île-Saint-Denis et Saint-Ouen. À un mois du premier tour, le tableau des principales candidatures est aux couleurs de la division. À la gauche du PS, insoumis et communistes sont restés dans leur couloir. Aucun compromis n’a été possible. La FI a investi Éric Coquerel, un des lieutenants de Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas trouvé que la légitimité locale de Frédéric Durand, élu PCF de Saint-Ouen, était suffisante pour lui laisser le champ libre. La guerre fratricide devrait laisser l’un d’eux sur le carreau, mais pourrait être aussi fatale à l’un comme à l’autre : si aucun des deux ne prend nettement l’avantage, le couperet fatidique des 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour risque de tomber.

La discorde, on la retrouve aussi à droite. Hervé Chevreau, maire d’Épinay, faisait consensus pour ravir au PS cette circonscription. Mais la loi sur le non cumul des mandats l’a finalement fait choisir sa mairie plutôt que l’Assemblée. En l’absence de leadership incontesté, l’espoir de reconquête a deux visages… Et a donc perdu de sa crédibilité. Lorenzo de la Rochefoucauld (1) d’abord pressenti pour incarner le camp Les Républicains, se présente finalement sans étiquette pour « être un candidat de terrain, élu des gens ». C’est Marina Venturini, adjointe au maire de Saint-Ouen William Delannoy, qui portera le label LR.

Dans cette circonscription, une seule chose est sûre : le député PS sortant Bruno Le Roux ne retrouvera pas son siège. Rattrapé par l’affaire des emplois de collaboratrices parlementaires accordés à ses filles adolescentes, il ne se présente pas. Yannick Trigance, qui lui a succédé lors son éphémère passage au ministère de l’Intérieur, va tenter de conserver le siège après le désastre de son parti à la présidentielle. La partie s’annonce d’autant plus indécise que, comme tous les autres candidats, il aura face à lui un homme ou une femme du président. Il s’agit de Sébastien Ménard, l’un des auteurs d’un appel « à nos amis de la droite et du centre » à voter Macron dès le 23 avril, qui fut chef de cabinet de Roger Karoutchi, ancien secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon.

(1) Lire par ailleurs l'article titré "un jeune premier dans la première".

Réactions

Bonjour @Dominique Sanchez Il y a encore plus de flou dans le sens où le maire L. RUSSIER soutien le candidat PCF et pas celui de le France Insoumise. Ce dernier est soutenu par B. BAGAYOKO... Ces soutiens montrent les divergences profondes au sein de la majorité municipale. Je ne parle même pas de la droite... (entre pro Macron et pro LR, la différence est mince !!) Ps: pas en rapport avec cette circonscription, des nouvelles de la charte de FI signée par S. PEU, a t elle eu un écho???
S. Ménard n'a pas été chef de cabinet, vérifiez vos infos. Par contre il a laissé des salariés sur le carreau ça c'est vrai.
@Franck D J'ai vérifié cette info par deux sources différentes...Si j'ai mal vérifié, dites en plus. C'est chef, ou c'est cabinet qui selon vous est faux? Et les salariés sur le carreau, c'est quoi?
@Azzedine Stéphane Peu a l'investiture de la FI, du PCF et le soutien d'Ensemble!
Menard n'a été que l'adjoint du chef de cabinet, comme il n' pas été conseiller de renaud Dutreil mais plutôt stagiaire au cabinet . Il habite le val d'oise (son profil FB indique qu'il habite Biarritz) et n'a pas réussi à avoir l'investiture en marche dans le 95 alors il se rabat sur le 93!
L’INFLUENCE DE NICOLAS HULOT DEPEND DU VOTE ECOLOGISTE AUX LEGISLATIVES En 45 ans d’existence, le Ministère de l’environnement a vu passer de nombreux titulaires condamnés à l’impuissance. Robert Poujade, le premier, a écrit « Le Ministère de l’impossible ». Corinne Lepage « On ne peut rien faire Madame la Ministre ». Dominique Voynet a fait le bilan de son impuissance dans un article du Monde. Songeons aussi à Delphine Bathot et Michel Barnier. Deux moments ont été positifs : lorsque Brice Lalonde fut chargé, en tant que ministre de l’environnement, de contrer la montée des écologistes entre 1989 et 1992, et lorsque, porté par un fort courant associatif et politique, Jean-Louis Borloo put mettre en oeuvre le Grenelle de l’environnement. Les faits sont là. L’influence d’un ministre de l’environnement est directement fonction du poids électoral des écologistes. Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives. M. Rachid Lounes Candidat des Ecologistes MEI sur la première circonscription de Seine Saint Denis
Le candidat du Parti Communiste Français est le plus légitime pour représenter les 105000 habitant(e)s de la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis. Depuis mars 2014 Frédéric Durand combat la politique antisociale et destructrice de l'environnement du maire de Saint-Ouen. Pendant l'été 2017 le monde du travail a besoin de députés s'opposant aux ordonnances Macron. Celles-ci ont pour but de casser la réglementation du Travail et de réduire la protection sociale. En France le marché du travail est suffisamment flexible avec chaque année 700000 licenciements et 300000 ruptures conventionnelles. Les 17 millions de salariés du secteur privé ont besoin d'un grand groupe PCF à l'Assemblée Nationale.
Lisez le profil du parachuté d'En Marche http://epinaycitoyen.blogspot.fr/2017/05/portrait-de-sebastien-menard-en-marche.html?m=1
Ce qu'il faut donc retenir sur Sébastien Ménard, après son parcours marqué par ses innombrables échecs c'est surtout : - qu'il a toujours vécu du système politique UMP et des ses relations politico-familiales - qu'il n'a jamais exercé un vrai métier, mais s'est vu donner successivement plusieurs postes subalternes dans des cabinets, où personne n'a jamais voulu le conserver - a tenté une reconversion dans une société audiovisuelle qu'il a coulée - son CV est grossièrement mensonger - il ne connaît pas du tout la circonscription, n'y a jamais vécu ou travaillé
En mars 2014 à Saint-Ouen la dispersion des voix à gauche a permis l'élection à la mairie du candidat UDI (qui ne s'y attendait pas). 50000 audoniens se sont retrouvés avec un maire sans projet tenant un discours obsessionnel sur la dette. En juin 2017 va-t-on revivre ce cauchemar ? Le but de Mr Coquerel est-il de faire élire à l'Assemblée Nationale la candidate de la droite ? La France Insoumise semble irresponsable. Va-t-on revivre ce cauchemar ?

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