En ville

Immobilier
/ Dans le viseur des spéculateurs

Confrontée à une hausse des prix de l’immobilier en raison du Grand Paris et des JOP 2024, la Ville envisage des solutions pour lutter contre la spéculation.
Nouveau quartier à proximité de la gare centrale de Saint-Denis en 2015. Photo d'archives (©) Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis
Nouveau quartier à proximité de la gare centrale de Saint-Denis en 2015. Photo d'archives (©) Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis

« Je ne suis pas loin de Paris, c’est bien desservi par les transports en commun, je peux me balader au bord du canal… » Propriétaire d’un 80 m2 dans le quartier Gare depuis août 2016, Nicolas ne regrette pas son achat. Ce cadre de 39 ans est tombé sous le charme de cette « ville populaire et multiculturelle qui dispose d’une véritable vie culturelle et sociale ». Mais ce n’est pas uniquement le cadre de vie qui l’a séduit, c’est aussi le prix : 3 000 € m2, soit trois fois moins cher que dans la capitale où le prix moyen du m2 dans l’ancien frôle les 9 000 € (1). « À Paris, le prix des studios se situe autour de 200 000 €. Quel intérêt d’acheter quand on peut acquérir un 28 m2 à 100 000 € à Saint-Denis pour faire de la location ?, s’interroge Noureddine Benmouhoub, directeur de l’agence Era à la Plaine. Saint-Denis est la moins chère des villes de la petite couronne collées à Paris. » Il suffit en effet de regarder les derniers chiffres de la chambre des notaires pour se rendre compte de la différence de prix dans l’ancien : 5 740 € le m2 en moyenne en Île-de-France, 4 900 € à Pantin, 4 530 € à Saint-Ouen et… 3 300 € à Saint-Denis.

« Les infrastructures des JOP valoriseront l’image de la ville »

 

Mais, selon le directeur de l’agence Era, la ville qui a longtemps eu « mauvaise réputation » est aujourd’hui dans le viseur des investisseurs immobiliers. Raison principale ? Saint-Denis sera le futur centre névralgique du département avec la construction de deux gares du Grand Paris Express : Stade de France (ligne 15) et Saint-Denis Pleyel (ligne 14). « La qualité du réseau de transport et la proximité avec Paris font beaucoup évoluer les prix, confirme David Proult, maire adjoint à l’aménagement durable, à l’urbanisme et au foncier. La gare Saint-Denis Pleyel permettra l’interconnexion entre les lignes 14, 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Il faut avoir en tête que ce sera Les Halles du XXIe siècle. » L’implantation du village olympique lors des Jeux olympiques et paralympiques 2024 a également un effet non négligeable sur les prix. « Les infrastructures des JOP valoriseront l’image de la ville. Les prix sont d’ailleurs repartis à la hausse depuis l’annonce des Jeux », constate Noureddine Benmouhoub.

L’arrivée d’entreprises impacte le sud

Conséquence : le prix du m2 a augmenté de 13,4 % dans l’ancien à Saint-Denis en l’espace d’un an selon le directeur d’agence. Une flambée immobilière que l’on retrouve dans le neuf : « Les nouveaux logements sont actuellement de 15 à 25 % au-dessus des autres programmes à Saint-Denis, soit environ 4 400 €/m2 pour les appartements familiaux. » Des chiffres qui concordent avec ceux de David Proult qui « observe une hausse importante des prix dans les quartiers Pleyel et centre-ville depuis 2017, mais aussi à la Plaine et Porte de Paris dans une moindre mesure. » Noureddine Benmouhoub constate de son côté une envolée du m2 à Pleyel et à la Plaine : « Plus on va vers le sud, plus les prix augmentent, en particulier dans le secteur Front Populaire où la demande locative est très forte. » À l’origine de cette hausse récente, l’installation de nombreuses entreprises, notamment dans le Parc des Portes de Paris qui devrait attirer de nombreux cadres dynamiques. Plus prometteur encore pour les futurs propriétaires-bailleurs : la construction du Campus Condorcet et ses 12 000 étudiants.

«  C’est à la Ville d’imposer ses conditions  »

Mais « la politique de la Ville en matière d’immobilier permet pour l’instant d’éviter l’explosion des prix », nuance Noureddine Benmouhoub. Contrairement à d’autres communes du département, Saint-Denis dispose en effet de nombreuses armes pour juguler la hausse de prix. La Ville fait appliquer aux promoteurs la Convention qualité des constructions neuves de Plaine Commune. Cette charte définit un certain nombre de règles pour limiter la spéculation : prix plafond pour l’acquisition de biens sur plan dans les ZAC (2), prix de vente plafonds (3), construction limitée de petits logements qui favorisent en général la spéculation… « Si les règles ne sont pas respectées, le permis de construire n’est pas accordé, met en garde David Proult. Ce n’est pas au promoteur de faire la ville de demain, c’est à la Ville d’imposer ses conditions. »

La municipalité planche également sur d’autres solutions pour juguler la hausse des prix. L’extension du dispositif de l’accession sociale à la propriété (4) permettrait à un nombre accru de ménages à faibles revenus de devenir propriétaires. Autre dispositif étudié : l’ouverture d’un organisme de foncier solidaire (OFS) pour dissocier la propriété du sol et du bâti, et donc réduire le prix de vente des biens. « Ces deux outils permettent de produire du logement entre 15 et 20 % moins cher, estime David Proult. Notre défi, c’est d’accueillir des populations nouvelles à Saint-Denis sans que cela se fasse au détriment des Dionysiens, y compris les couches populaires qui sont dans un parcours résidentiel (5). »

Julien Moschetti

(1) 8 900 € le m2 selon le site MeilleursAgents.
(2) Zone d’aménagement concerté (ZAC) est une procédure d’urbanisme opérationnel, qui permet à une collectivité ou un établissement publics de réaliser ou de faire réaliser l’aménagement et l’équipement de terrains.
(3) Entre 3 165 et 4 200 € TTC le m2 à Saint-Denis.
(4) Mise en œuvre par la CAPS (Coopérative d’accession sociale à la propriété).
(5) Consiste à accompagner les locataires tout au long de leur vie en leur proposant des logements adaptés à leur situation.


Prix du m2 moyen par quartier

 
Allende 3 137 €
Centre-Ville / Basilique 3 614 €
Courtille / Saussaie / Floréal 3 486 €
Delaunay / Belleville 3 235 €
Franc-Moisin / Bel-Air 3 007 €
Mutuelle / Champ de Courses 2 974 €
Langevin / Stalingrad / Politzer / Péri 3 443 €
Plaine 3 692 €
Pleyel 3 782 €
Semard / Delaune / Guynemer 2 642 €

UNE GENTRIFICATION À PETITES DOSES

Après Londres, New York ou Paris, Saint-Denis sera-t-elle la prochaine ville victime de la gentrification ? Ce phénomène désigne le processus par lequel le profil socio-économique de la population d’un quartier se modifie au profit d’une classe sociale plus aisée. Pour en savoir plus sur le sujet, Dionyversité, université populaire de Saint-Denis, organisait le 13 février une conférence intitulée « La gentrification, un processus global ? », en présence de Thomas Maloutas. Selon le géographe grec, les grandes villes anglo-américaines réunissent depuis les années 1960 les conditions idéales au développement de la gentrification pour deux raisons principales. La première est liée à leur histoire, au choix des élites d’abandonner très tôt le centre-ville pour s’installer en banlieue. La désindustrialisation se chargeant de libérer de grands espaces à proximité du centre-ville, espaces propices à un retour des classes moyennes. Deuxième raison : « la disponibilité de ces vastes zones gentrifiables s’est conjuguée avec un régime néolibéral » (Reagan aux États-Unis, Thatcher au Royaume-Uni) qui a mené « des politiques de rénovation urbaine pro-gentrification et une marchandisation croissante de l’habitat ».

Mais ce contexte favorable à la gentrification n’est pas valable pour toutes les métropoles du monde. Notamment à Vienne, où le « pourcentage élevé de logement social constitue un rempart contre le phénomène ». Autre exemple cité par Thomas Maloutas : Rio de Janeiro. La splendide vue sur la ville, les pentes escarpées et les couleurs vives de la favela de Don Marta avaient pourtant toutes les caractéristiques d’un quartier « gentrifiable ». Mais le taux élevé de criminalité ou l’odeur des égouts à ciel ouvert étaient incompatibles avec les standards de la classe moyenne. Conclusion du géographe : le processus de gentrification dépend étroitement du contexte spécifique de chaque ville et des politiques mises en place. Il n’est donc « pas inéluctable ».

Un phénomène lié à plusieurs facteurs

Un avis partagé par la géographe Mathilde Costil qui considère que l’évolution du phénomène à Saint-Denis « dépendra des politiques de l’habitat menées, de l’évolution de la région parisienne en termes de politiques du logement et de prix, mais aussi de la différence de prix entre Saint-Denis et les villes des alentours ». Pour autant, « le début du processus de gentrification a déjà démarré à Saint-Denis, notamment en centre-ville et à la Plaine. Mais on ne sait pas encore comment ça va évoluer », constate Mathilde Costil qui a observé une modification du profil sociologique de la population. Selon une étude socio-démographique de 2014 (1), le pourcentage de cadres et de professions intellectuelles supérieures à Saint-Denis était passé de 7,7 à 13,1 % en l’espace de cinq ans, contre 31,1 à 25,5 % chez les ouvriers. Un phénomène qui pourrait s’amplifier sous l’effet de plusieurs facteurs : amélioration de la desserte de transport en commun (Grand Paris Express…), évolution des prix de l’immobilier, JOP… Mais selon la géographe, « une politique régionale ambitieuse de logement, avec un encadrement des prix (location et achat) et la construction de logements accessibles au plus grand nombre (notamment du logement social) pourrait freiner le processus de gentrification. » L’avenir jugera de l’efficacité des politiques menées. JM

(1) Publiée en juin 2014 dans le n° 63 de la revue Saint-Denis au fur et à mesure (Bellavoine, Turpin).

Réactions

ça fait juste 20ans que ces élus nous parle de gentrification de St-Denis alors que tous les Dionysiens constatent la ghettoïsation de St-Denis, ville la plus criminelle de France depuis 10ans et coïncide avec l'arrivé au pouvoir de ces élus...
Bonjour. Je cite "Après Londres, New York ou Paris, Saint-Denis sera-t-elle la prochaine ville victime de la gentrification ? " Saint Denis n'est PAS une métropole. C'est une grosse ville banlieue qui a grossit trop vite. Comparer des mégalopoles à Saint Denis, c'est avoir les yeux plus gros que le ventre. Concernant le phénomène de gentrification... Il aura lieu quoi qu'il arrive. Les jeux olympiques voulu par les élus de cette ville va amener une population qui demande des comptes de l'action municipale. Elle ne sera pas dans le clientélisme (qui longtemps vécu à Saint Denis) à coup de subvention et de logement. Ce qui est dommage, c'est que la ville a fait fuir pendant des années les enfants de la ville et les a remplacer par une population en détresse permanente. Enfin un dernier mot sur la citation de D. PROULT. "Ce n’est pas au promoteur de faire la ville de demain, c’est à la Ville d’imposer ses conditions. " Je ne sais pas s'il aura son mot à dire sur les 3000 logements supplémentaire du village olympique.... Il va se juste taire et écouter les promoteurs qui vont marger dessus. Le Maire signera le permis de construire car les jeux doivent avoir lieu. C'est implacable. Est ce que les concepteurs vont écouter les élus... j'en doute. Les fiascos répétés des jeux font qu'on va se retrouver avec un quartier excentré avec 6 à 8000 habitants de plus et qui deviendra un énième quartier périphérique (Franc moisin, Saussaie courtille, etc...) Pour résumer, un nouveau ghetto.
Les politiciens ne pensent qu'à se faire élire. Par conséquent, un politicien communiste va plutôt imposer aux promoteurs de construire les logements petits et abordables parce qu'il pense que son électorat vit justement dans ce genre de cage à poule. A l'inverse, un politicien de droite, va imposer aux promoteurs des logements 3-5 pièces plutôt que des studios, justement parce que lui pense aussi que c'est son électorat qui habite dans ce genre de logement plus cher. Donc on arrête de penser naïvement que les maires veulent juste "le bien être de leur ville", ils veulent juste remplir la ville de leur électorat pour rester le plus longtemps possible, et l'immobilier est une solution de choix ;-)
Lutter contre la speculation est un sujet deja bien maitrisé par la ville. Promouvoir l'image d'insecurité, nettoyer jamais les rues, laisser faire devant la gare (vendeurs illegales égales de produits illegales, laisser faire dans la centre ville, empecher des commerces de qualité de s'installer - je laisse a chacun le fun d'ajouter a la liste.... Pour Rapelle - Je ne m'en sers plus de pseudo car l'editeur du JSD se reserve le droit de reveler l'identité des gens comme il veut.
Dans l'article, on parle d'un risque de gentrification de ST DENIS qui nuirait au soit disant caractère populaire de cette ville. Petit rappel de ce que c'est qu'une vraie ville populaire: 1) c' est une ville où il n'y pas de ghettos sociaux par le bas (Franc-Moisin par ex) , ni par le haut.(le XVIé arrondissement à paris par ex) 2) C'est une ville où les gens ayant une stabilité sociale pérenne sont très majoritaires par rapport à ceux qui sont en précarité sociales permanente. 3) c'est une ville qui respire une bonne santé socio culturelle via un métissage social performant tels que on y trouve des gens riches, des gens de la classe moyenne et des gens des classes laborieuses vivant en bonne entente. Les communautés socio-culturels existent bien mais on n'y trouve pas de communautarismes socio-culturels (csq d'erreurs de choix de population) Alors Saint Denis, ville populaire????, elle est plutôt devenue socio-culturellement une ville du tiers-monde. Elle ne satisfait pas aux critères que je viens de mentionner précédemment. Cela est la conséquence de choix politiques privilégiant divers clientélismes au détriment de l'intérêt général en vue de préparer de futures élections récurrentes. Faisons alors de Saint Denis une vraie ville populaire
Bonjour Cet article.est fort intéressant. Il est dommage que l'auteur commette quelques approximations...comment comparer New York, Londres ou Rio, avecSt.Denis, qui bien qu'étant une commune, n'est une partie d'une métropole... Qui plus est une commune qui dans le cadre de l'urbanisation déjà ancienne de Paris, a été volontairement délaissée par la bourgeoisie...en tant que cadre résidentiel...meme si certaines populations aisées réinvestissent dans cette commune pour défiscaliser grâce à l'investissement immobilier...et effectuer.un placement dans un secteur à fort potentiel de valorisation foncière. Le risque existe d'une forme chaotique de l'habitat, avec quelques poches résidentielles au milieu d'un marché locatif sauvage... Le risque existe d'un renforcement de l'effet d'éviction pour les familles populaires voulant continuer de résider dans cette commune dans le cadre de l'accès à la propriété. Ce qui est certain en revanche c'est que le grand capital investit et investit massivement dans ce secteur à la fois connecté au monde par sa proximité avec les aéroports du Bourget et de Roissy...et connecté à cette formidable zone de délocalisation intérieure et son précariat sous employable à l'infini
"L’extension du dispositif de l’accession sociale à la propriété (4) permettrait à un nombre accru de ménages à faibles revenus de devenir propriétaires." : plutôt que de bétonner dans tous les sens, la CAPS ferait mieux d'abord de s'occuper de ses résidences déjà existantes, avec des clients mécontents et des contentieux déjà lancés contre la CAPS et les promoteurs immobiliers (défauts de construction dans les résidences neuves).
La Caps devrait mieux s'occuper de ses résidences livrées avec des malfaçons,gris problème d'accostage des non conformités et des infiltrations dans les logements comme c'est le cas à Quai de la marine (île saint Denis),le Prévôté et l'orange bleue (la Courneuve) mais aussi Villa Thierry et Les deux Louise à Saint Denis. Elle est assignée en justice et fait la sourde oreille,ne vendez pas du rêve en encaissant les prix des logements et en vous camouflant derrière le social . C'est tellement facile! Vivement les élections !
La seule et unique raison pour laquelle les prix au m² sont faible à St-Denis, c'est la criminalité.. A l'achat c'est pas chère mais à la location, on a les même prix que Paris, donc je ne vois pas en quoi D.Proult va aider les dionysien à payer moins chère leur location. Pour payer cette location très chère à St-Denis, on s'entasse à 4-5 dans des studios pour répartir les charges et engraissé les marchands de sommeils qui s'enrichissent sur cette population sans jamais faire de travaux, car cette population se plaint rarement car sans papier, sans travail légal, sans aide, sans.... Les nouveaux arrivant à St-Denis, fuient au bout de 18mois, c'est la moyenne à St-Denis et donc les agences immobilière Dionysienne revendent 2 fois le même bien en 2ans et donc 2 frais de commissions en 2 ans...Si D.Prout constate ce qu'aucun Dionysien ne constate, alors les solutions de Mr Prout seront forcément inefficace. On se souvient des logement construits derrière la gare sans penser à créer une école, donc les jeunes écoliers faisait cours dans des préfabriqué et avaler la fumée de chauffage du camps Roms d'à côté comme l'ont constaté les associations de quartier.
Mr Prout, merci de retirer vos lunette "Paillard-Braouzec", elles ne sont plus à la mode et ne vous sauveront pas des futurs élections. Les Dinoysiens en ont marre que vous les preniez pour des imbéciles avec votre propagande des années 80.
Un article très intéressant sur les marchands de sommeil et la paupérisation de St-Denis que les lunettes de Prout ne voit pas et qui ont provoqué les incendies meurtriers sur St-Denis http://www.lepoint.fr/societe/etat-d-urgence-a-saint-denis-apres-quatre-incendies-rapproches-dont-un-mortel-18-06-2016-2047694_23.php
C'est qui est drôle c'est qu'à cause de leur envie de se faire "mousser" par toutes les élites de France (effet Stade de France), les élus dionysiens se sont tirés une balle dans le pied en oeuvrant pour les JO à Saint-Denis. Ils vont effectivement devoir supporter l'arrivée d'une population qui ne leur sera pas favorable électoralement et qui si elle n'arrive pas à imposer ses vues rapidement demandera à ne plus être administrée par la commune de Saint-Denis !
Dans sa contribution Ellias Deloris a bien décrit le processus créant un malthusianisme général dans la métropole du grand paris. Celle-ci est composée de 130 villes-principautés dans lesquelles chaque maire-roitelet lutte pour avoir le corps électoral assurant sa réélection aux prochaines municipales. Cela explique la crise du logement en Île-de-France. L’État est incapable d'imposer la construction massive de logements pour les classes moyennes et populaires. Les maires de gauche comme de droite ne veulent pas construire trop de logements, de peur de modifier le corps électoral, alors ils consacrent l'essentiel du foncier disponible à l'immobilier de bureaux. Patrick Braouezec a fait cela de 1991 à 2004 comme maire Saint-Denis, en réservant les dizaines d'hectares disponibles à l'immobilier d'entreprises, plutôt qu'aux logements, par calcul politique, alors que tant de jeunes franciliens galèrent pour se loger. Dans un monde normal Saint-Denis aurait deux cent mille habitants.
Article intéressant même si beaucoup d' extrapolations. Concernant la CAPS, une véritable contre-vérité car pour une «coopérative» avec des tas de contentieux avec ces sociétaires, on frise le foutage de gueule. Malfaçons,mépris institutionnalisé vis à vis des acquéreurs, copinage...,la CAPS n' est pas la solution anti-gentrification... On regretterai même les bons vieux promoteurs/betonneurs... L' original est préférable à une pâle copie...
Le dessin à la une du numéro 1157 du JSD respire la haine des jeunes franciliens venant s'installer à Saint-Denis. Ce dessin est une honte. LEJSD veut susciter la haine des nouveaux dionysiens en provenance de Paris dans son lectorat. Générer la haine et le ressentiment sont les principes de fonctionnement des partis d'extrême droite. LEJSD veut-il devenir un journal aussi nauséabond que ces partis là ?
les communistes ont fait de St Denis un ghetto par leur clientélisme et leur refus de voir s'installer les classes moyennes qui ne sont pas des bons électeurs et ils vont continuer pour sauver leurs mairies
St denis sous le stade de france cote plaine st denis ça va mais au dessus c'est la zonnnnnnnneeeeeeeeee faite qqchose avant de parler. La gare c'est le pire j'ai honte pour cette ville sale. Aucun ne prend des décision car c'est une zone de non droit ou les trafiquants ont la main sur les élus voila tout. St denis nord ne changera jamais. J'espere que le sud avec l'arrivée du campus pourra changer cette population de m... Donc moi je suis pour l’explosion du prix immo à st denis cela changera un peu le type de population avec des bonnes famille Vite BALKANI A ST DENIS
Bonjour. @lecteur-jsd. Chaque chose en son temps. Déjà que la ville est à bout de souffle avec 110 000 habitants, alors à 200 000... Au dela des chiffres, il faut s'assurer à minima qu'on vit bien. Hors j'ai entendu un obscur élu devenu député dire qu'il y a de la "Mal Vie" dans les logements de la ville. Et vous citiez BRAOUEZEC. Il a fait de la plaine un territoire pour les entreprises. Leurs salariés ne vivent pas, pour la plus part, à Saint Denis. Il en a fait une ville pour les autres. Une ville ne se résume qu'au logement. Il faut pouvoir y vivre, travailler le cas échéant, y acheter dans un commerce diversifié... Ce qui n'est absolument pas le cas à Saint Denis. Ps: Et je ne parle pas des champions du béton qui se sont empressé de signer des permis de construire sans que les transports s'améliore... On a vraiment à faire à des nuls.
Très bon article, très documenté, argumenté. Mais alors le dessin en une, c'est un peu "salauds de Parisiens". Et il y a comme un malaise. Il reprend tous les codes d'un dessin xénophobe le plus basique : l'invasion, si ce n'est le "grand remplacement", le type hors sol qui débarque, sans racines, en surplomb comme un spectre omnipuissant qui plane sur les braves gens.... Pourtant, si problème il y a, ce ne sont pas les gens qui viennent d'ailleurs, fut-ce de Paris. Ce ne sont pas non plus les personnes qui souhaitent accéder à la propriété, ou tout simplement pouvoir se loger (il faut bien qu'ils se logent quelque part, et pour beaucoup, Paris est effectivement devenu inabordable, ce qui n'en fait pas de méchants nantis). De nouveaux arrivants, et même s'ils devaient ressembler à cette caricature du titi parisien un peu surannée, ne peuvent-ils pas trouver leur place dans la ville, voire apporter quelque chose ? L'article le dit pourtant entre autres choses : le problème, c'est la spéculation, ce sont des propriétaires peu scrupuleux qui achètent pour pas cher, mais louent au prix fort, le tout - souvent - en laissant des copropriétés se dégrader. Or ceux qui s'adonnent à cette pratique, ma foi, ce sont tout autant, et peut-être plus, des gens qui ont grandi et vivent dans le département. La problématique générale du logement résiderait plutôt dans les loyers trop élevés, rareté de l'habitat, copropriétaires peu respectueux, copropriétés qui se dégradent etc. Tout cela est évacué par un dessin monte des catégories les unes contre les autres. Dommage. Ca peut heurter. Et ça dessert le fond de l'article. Ici comme ailleurs, mal dessiner les choses ajoute aux malentendus du monde.
De 1991 à 2004 alors que des dizaines de milliers de franciliens galéraient pour se loger et pour accéder à la propriété, Mr Braouezec a donné les centaines d'hectares disponibles de La Plaine aux entreprises plutôt qu'aux logements. C'est un scandale démocratique. Sur ces centaines d'hectares des dizaines de milliers de jeunes parisiens auraient pu venir vivre et devenir enfin propriétaires. Mr Braouezec a eu peur de ces nouveaux arrivants potentiels et a privilégié sa carrière plutôt que l'intérêt général de l’Île-de-France. Par instinct de survie politique il a réservé les terrains de La Plaine à l'immobilier de bureaux. En 1991 si ces immenses terrains avaient été consacrés aux logements, alors en 2018 Saint-Denis compterait cent cinquante mille habitants minimum, la mixité sociale serait plus importante et la bulle immobilière francilienne aurait dégonflé. Stop au malthusianisme des maires d’Île-de-France obsédés par leur propre succès aux prochaines élections municipales.

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.