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Communiqué
/ A défaut de respecter ses engagements, espérons que le gouvernement prendra de bonnes résolutions !

Nom ou initiales: 
Interlogement 93

En ce début 2018, le réseau Interlogement93 aurait aimé donner raison à Emmanuel Macron qui, alors fraichement élu président, s’engageait en juillet dernier à ne « plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

On en finit par croire le triste adage « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » car force est de constater que, malgré l’envoi de quelques 2500 lettres au Père Noël au Palais de l’Elysée dans le cadre de la pétition « Pour Noël, demandons un toit pour chaque personne à la rue ! » courant décembre (auxquelles nous n’avons reçu aucune réponse) et contrairement aux récentes déclarations de Christophe Castaner, la problématique du sans-abrisme est toujours – toujours plus ? – d’actualité.

En ce 9 janvier 2018, 188 personnes ont dû se résoudre à dormir dans la rue faute de place, en dépit de leur sollicitation de mise à l’abri auprès du 115 de Seine-Saint-Denis. Parmi elles, on comptait 91 enfants dont 21 de moins de trois ans. Difficile en ces circonstances de leur souhaiter une belle année.

Pour conclure sur un autre aphorisme politique de Henri Queuille, si « la politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent», le réseau Interlogement93 préfère prévenir : il n’a pas dit son dernier mot.


Communiqué

Réactions

Pour obtenir « un toit pour chaque personne » il faut construire des logements en masse. Or dés le début de la désindustrialisation, à la fin des années 1970, la municipalité dionysienne a gelé les terrains libérés par le départ des usines. Depuis 1983 les maires successifs de Saint-Denis ont réservé le foncier disponible à l'immobilier d'entreprises. Pour éviter une modification du corps électoral, pour éviter l'arrivée de nouveaux habitants, pour rester au pouvoir, on a consacré les terrains à l'immobilier de bureau, comme le font les maires de droite des Hauts-de-Seine et ceux des Yvelines. Si les centaines d'hectares libérés à La Plaine et Pleyel avaient tous été consacrés au logement, il y aurait peut-être moins de femmes et d'hommes dans les bois dans les rues ou perdus en Île de France. Avec 112000 habitants sur 12,36km2 la ville de Saint-Denis est sous-peuplée. Dans un monde normal Saint-Denis devrait avoir deux cent mille habitants.

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