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Jeux Olympiques 2024
/ C’est (quasi) gagné !

Au soir du 13 septembre, le CIO réuni à Lima au Pérou devrait confirmer l’attribution des JO 2024 à Paris, entérinant ainsi l’accord annoncé cet été avec Los Angeles qui en reporterait de quatre ans l’organisation.
Désigné en juin, le groupement formé par Artelia, Lavigne & Chéron et Philippon-Kalt réalisera la passerelle de 130 mètres projetée de longue date entre Pleyel et Ile-Saint-Denis.
Désigné en juin, le groupement formé par Artelia, Lavigne & Chéron et Philippon-Kalt réalisera la passerelle de 130 mètres projetée de longue date entre Pleyel et Ile-Saint-Denis.

C’était une certitude depuis l’adoption le 9 juin par le Comité international olympique (CIO) du principe de double attribution. Paris, et avec elle la Seine-Saint-Denis, accueillerait les Jeux olympiques et paralympiques. Serait-ce en 2024 comme s’y préparaient les deux villes candidates? Ou en 2028 ? La réponse est tombée le 31 juillet. Comme elle le laissait entendre depuis des semaines, la Ville de Los Angeles consentait à reporter de quatre ans l’organisation des JO, laissant le champ libre à Paris pour 2024. Elle obtenait pour principale compensation financière la garantie d’une participation accrue du CIO aux Jeux de 2028. Un bonus de 85 millions d’euros pour une manne qui pourrait atteindre 1,7 milliard. L’enveloppe fixée pour 2024 étant de 1,5 milliard.

Un symbole, cent ans après les JO de 1924

Alors que les Américains se félicitaient de la bonne affaire, les représentants français voyaient enfin prendre forme une ambition nationale contrariée par une série d’échecs, en 1992, 2008 et surtout pour l’édition de 2012 attribuée à Londres. Paris devait décrocher l’édition de 2024. C’est ce qu’avait plaidé en juin auprès du CIO le président français en faisant valoir la force du symbole, cent ans après. Les derniers JO d’été en France remontant à 1924. La maire de Paris, quant à elle, mettait en avant le développement du Grand Paris, avec les aménagements qu’en retirerait la Seine-Saint-Denis, un territoire dont il n’était pas question de « geler la transformation pendant des années ».

Des projets immobiliers à réviser

Du côté du comité de candidature, enfin, on faisait valoir la qualité d’un projet qu’il aurait été impossible de dupliquer quatre ans plus tard. « On va devoir s’éloigner du centre de Paris », relevait Tony Estanguet, le co-président du comité de candidature en désignant les deux équipements majeurs, centre aquatique et village olympique, qu’il faudrait construire ailleurs, faute de pouvoir s’assurer de la disponibilité des terrains à présent réservés pour 2024. Ce qui est sûr, pour le site dionysien du futur village des athlètes, c’est que Vinci Immobilier y annonçait au début 2015 une programmation de près de 130 000 m2, dont 100 000 m2 de bureaux, que la candidature des JO l’a contraint à réviser. Sur les six tranches projetées entre berge de Seine et Cité du cinéma, Universeine – c’est son nom – ne conserve aujourd’hui que celle déjà mise en chantier le long des rues Ampères et Volta. Elle comportera cinq immeubles totalisant 193 logements, et un bâtiment de 6 600 m2 pour les start-up du numérique. À L’Île-Saint-Denis, c’est le projet d’éco-quartier qu’il faudra adapter pour aménager l’autre partie du village olympique.

L'héritage économique, social, sportif, urbain....

Quant au terrain promis au centre aquatique aux abords de la Porte de Paris, aucun projet n’y était annoncé. Le centre de recherches Engie, qui en occupe les 12 hectares, s’y maintiendra. Mais en libérant 6,8 ha pour les besoins de l’ouvrage olympique. À l’annonce de l’accord ouvrant la voie à Paris pour 2024, le maire de Saint-Denis s’est félicité dans un communiqué de l’héritage qui en résultera en termes économique, social, sportif, urbain, etc., avec un investissement estimé à 1,6 milliard d’euros, 160 millions d’euros de retombées pour les entreprises, les 2 200 logements et 900 places de résidence issus de la conversion du village des athlètes… Plus des aménagements et équipements escomptés de longue date et dont les JO faciliteront le financement. Telle la passerelle reliant entre Pleyel et L’Île-Saint-Denis les deux principaux sites du village des athlètes. Seul bémol formulé par Laurent Russier, le coût d’organisation estimé à 6,6 milliards et qu’il faudra maîtriser. Mais au vu des éditions passées, ce serait là un exploit !

Au programme du 13 septembre

Mercredi 13 septembre est le jour de désignation des villes hôtes des Jeux olympiques de 2024 et 2028. Le suspense étant réduit à peau de chagrin, l’annonce officielle sera vécue sans stress. La Ville organise une série d’initiatives sur le parvis de la basilique. De 13h à 17h, des animations sportives ; de 18h à 20h, des rencontres avec des athlètes de haut niveau et des sportifs dionysiens ; à 20h, la retransmission depuis Lima de l’attribution par le CIO. Et de 20h30 à 23h un concert avec le groupe Haïdouti Orkestar pour une plongée musicale dans les Balkans, la Turquie et l’Orient en général.

 

Chronologie d'une double attribution

23 juin 2015 : Anne Hidalgo annonce la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques et para-olympiques d’été de 2024.

15 septembre 2015 : la liste officielles des villes candidates est arrêtée. Elle comprend, outre la capitale française, Budapest, Hambourg, Los Angeles et Rome.

29 novembre 2015 : consultés par référendum, les habitants de Hambourg se prononce à 51,7% contre l’accueil de JO dans leur ville, qui se retire sitôt de la course. 

21 septembre 2016 : trois mois après son élection, la nouvelle maire de Rome décide à son tour de retirer la candidature de sa ville.

22 février 2017 : après les défections allemande et italienne, c’est au tour du maire de Budapest d’annoncer le retrait de la candidature hongroise. Ne restent que deux villes en lice, Los Angeles et Paris.

9 juin 2017 : réunie à Lausanne, la commission exécutive du Comité international olympique adopte « à l’unanimité une recommandation » en faveur de la double attribution des JO de 2024 et de 2028.

31 juillet 2017 : un accord est conclu par le CIO avec Los Angeles pour l’organisation des JO de 2028. Contrepartie à ce délai, la ville californienne obtient la garantie d’une plus forte contribution financière du CIO (1,8 milliard d’euros, contre 1,5 pour Paris en 2024) et .   

13 septembre 2017 : désignation par un vote du CIO réuni à Lima au Pérou des villes hôtes des JO de 2024 et de 2028.

 

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