Cultures

Festival de Saint-Denis
/ Bryce Dessner et la mer

Elle est mystérieuse, ensorcelante, inspire le respect autant que la crainte, a nourri les légendes durant des siècles… La mer. Ses ondées qui laissent place après la tempête à des flots azurés semblent lui donner vie. L’interminable étendue d’eau a passionné les hommes et les artistes bien-sûr : poètes, écrivains, peintres, photographes, musiciens classiques et contemporains… Tous les arts ont rendu hommage à sa majesté. La mer dans tous ses états, ses sempiternels mouvements, sera mise à l’honneur jeudi 22 juin pour un concert dans la basilique.

Après son passage lors de la soirée American Stories en 2015 aux côtés de Philip Glass, Bryce Dessner, guitariste de The National, fait son grand retour dans la cathédrale. Le Festival de Saint-Denis l’a convié pour une lecture de La Mer de Claude Debussy et l’interprétation d’une composition originale Saint Carolyn by the Sea. Et pour compléter cette soirée, Dessner présentera la création Wave movements, œuvre attendue à laquelle s’est associé un de ses plus proches collaborateurs, Richard Reed Parry, guitariste et fondateur du groupe Arcade Fire et contrebassiste du Bell Orchestre. Hiroshi Sugimoto, célèbre photographe japonais, projettera en direct des images épurées de paysages maritimes sous les voûtes de la basilique.

Côté pupitres, l’Orchestre national d’Île-de-France sera dirigé par le chef d’orchestre et créateur du collectif pluridisciplinaire Stargaze, André de Ridder. Ce n’est pas la première fois que la formation symphonique se produit auprès de Dessner puisqu’elle avait accompagné celui-ci en 2015 lors de la création Lachrimae jouée au Festival de Saint-Denis. Pour Wave movements, Bryce Dessner et Richard Reed Parry ont convié Aaron Dessner (le frère) guitariste lui aussi au sein du groupe The National, et la cantatrice folk irlandaise Lisa Hannigan, célèbre outre-Manche. Sa voix flûtée se mélangera aux arrangements éthérés des musiciens et des bruits enregistrés par leurs soins qui, une fois assemblés, évoqueront les phases cycliques de l’océan. Même s’il a été présenté trois fois en 2015 d’abord à Londres, puis au Festival international d’Edimbourg et enfin au MET Museum de New York, ce « concert-projeté » prendra une allure inédite dans la basilique.

Avec Wave, le festival de musique classique poursuit sa politique d’ouverture aux horizons musicaux contemporains. « Il faut quand même rappeler que depuis ses débuts, le Festival s’est attaché à présenter des œuvres d’auteurs modernes, insiste Nathalie Rappaport, la directrice du FSD. On souhaite décloisonner la musique classique, c’est pour cela que nous proposons ce genre de concert auquel les gens ne sont pas forcément sensibles d’entrée de jeu. »

MLo

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