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Suppression des contrats aidés
/ Associations en voie de disparition

À l’invitation du maire Laurent Russier, une cinquantaine de représentants du monde associatif local se sont réunis en mairie pour penser des moyens d’action contre des mesures gouvernementales qui, par ricochet, vont léser les quartiers populaires.
Valse, un projet de l'association Femmes de Franc-Moisin avec le TGP qui, sans contrat aidé, n'aurait pas vu le jour
Valse, un projet de l'association Femmes de Franc-Moisin avec le TGP qui, sans contrat aidé, n'aurait pas vu le jour

Une cinquantaine de représentants du monde associatif dionysiens se sont rassemblés, salle des mariages à l’hôtel de ville le 12 septembre. Le maire Laurent Russier, à l’origine du rendez-vous, lance les hostilités. « Cet été, le gouvernement a revu à la baisse, par décret, le budget de la politique la ville. Pour Saint-Denis, c’est une baisse 30 620 € à laquelle s’ajoute la suppression des contrats aidés pour 44 associations dionysiennes. Ces mesures constituent une véritable attaque contre les quartiers populaires. » « Sur six salariés, cinq sont en contrat aidé, indique Adjera Lakehal-Brafman des Femmes de Franc-Moisin, qui insiste pour que la mobilisation soit collective : « Il ne faudrait pas que chacun aille défendre, individuellement, son bout de gras. » « L’activité de Mots et Regards s’appuie sur trois contrats aidés qui ne seront pas renouvelés. Ce qui remet l’existence même de l’association en question dès janvier », explique Maud Schlatter.

Des pétitions, un lettre d'élus au président de la République…

Tout le monde s’accorde sur l’impact négatif de ces mesures qui vont toucher gravement les usagers et de nombreux intervenants s’étonnent de la disparition des contrats aidés, car ces expériences aboutissent majoritairement à une intégration sur le marché du travail. D’ores et déjà circulent des pétitions, l’une locale et l’autre nationale, issue du Collectif des associations citoyennes. Des élus (dont M. Russier) ont rédigé et publié dans la presse une lettre au président de la République. Une mobilisation nécessaire mais insuffisante pour le moment. Prochaine étape : rassembler salariés en contrats aidés, habitants des quartiers populaires et associations. L’idée d’un badge, d’un moment fort à la Fête de Saint-Denis, émergent de la salle. Côté municipalité, on se déclare prêt à soutenir ces initiatives.

À Franc-Moisin, trois jours plus tard, ils sont une dizaine de personnes, associatifs ou salariés de la Ville, à se retrouver dans les locaux des Enfants du jeu. Une date est retenue, le 4 octobre, pour une journée sans « assos ». Un moment fort à construire auquel il faudra associer les habitants. Le mécontentement monte, reste à le faire entendre.

Un rassemblement, initialement prévu mercredi 20 septembre, aura finalement lieu jeudi 21 à 13h devant le conseil d’État (place du Palais-Royal à Paris), pour cause de repport d'audience. 

Réactions

quelle honte ce gouvernement, député faites vous entendre!

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