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Disparition des contrats aidés
/ Associations en danger de mort

Mercredi 4 octobre, des associations du territoire étaient mobilisées contre la disparition des contrats aidés – soit 120 000 emplois – et la baisse des subventions de la politique de la ville. Des mesures qui signeraient l’arrêt de mort de nombre d’entre elles.
Le 4 octobre, des saynètes humoristiques ont ponctué les interventions.
Le 4 octobre, des saynètes humoristiques ont ponctué les interventions.

« Ce n’est que le début de la lutte pour notre dignité » lance, en conclusion, Didier Ménard président de l’ASBE (Association santé bien-être) mercredi 4 octobre, sur l’estrade installée cours du Rû-de-Montfort par le Collectif des associations du Franc-Moisin et autres quartiers à Saint-Denis et d’ailleurs. Pour cette opération « Cessation d’activités », les associations ont fermé leurs portes afin de protester contre la baisse des subventions de la politique de la ville et la suppression des contrats aidés. Plus de 150 personnes, salariés en contrat aidé, membres des associations, habitants et élus s’accordent tous sur la violence des décisions prises par le gouvernement, pendant la période estivale, sans aucun espace de négociation. Habib Bensalem, président de l’Asafi, se questionne : « Je ne vois pas comment ne pas diviser par deux nos actions (aide aux devoirs et alphabétisation). On nous supprime les contrats aidés et en parallèle on nous demande d’accueillir des réfugiés au titre des contrats d’insertion républicaine. »

Gladys, en contrat aidé, non renouvelé  « Merci tonton Macron. Grâce à toi j’ai retrouvé le chemin de Pôle emploi.»

En plus de banderoles, les enfants du quartier, avec en main des dessins appelant à une manif, expliquent leur attachement aux Enfants du jeu, la ludothèque menacée de disparation. Gladys, en contrat aidé, non renouvelé, prend la parole : « Merci tonton Macron. Grâce à toi j’ai retrouvé le chemin de Pôle emploi. Après deux ans en contrat aidé à l’association des Femmes de Franc-Moisin (AFFM), je suis bien placée pour mesurer l’importance du travail des assos. C’est grâce à elles que l’on peut vivre ensemble. » Stéphane Peu a lui aussi fait le déplacement depuis l’Assemblée accompagné de Caroline Fiat, députée FI de Meurthe-et-Moselle avec qui il a rédigé une question écrite au gouvernement sur le sujet. « 120 000 emplois supprimés dans tous le pays, c’est le plus grand plan social de tous les temps. Nous devons nous battre à l’Assemblée mais aussi, ici, dans la rue, déclare l’élu, qui ajoute : Ne perdez pas courage ! 

Dans la foule également, François Lorin, responsable des relations avec le public du TGP, qui a mené deux projets avec l’AFFM, Valse et Ses Majestés, impossibles à mettre en œuvre sans contrat aidé. Rémi Beauvisage, d’Apij bat, voit beaucoup de mépris. « D’abord en direction des personnes en contrat aidé, ensuite envers les habitants des quartiers populaires, et enfin vis-à-vis des petites associations à caractère social. »

Le maire Laurent Russier répète ce qu’il avait déjà dit le 12 septembre dernier. « C’est une déclaration de guerre aux quartiers populaires. Le week-end prochain, c’est la Fête de Saint-Denis, une autre occasion de faire entendre la voix des associations (1). Il renchérit : Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a le culot de venir vendredi 6 octobre aux Docks à Aubervilliers célébrer les 40 ans de la politique de la ville, une véritable provocation. Préparons-lui un comité d’accueil. » Chose faite le surlendemain. Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées pour accueillir le ministre devant la salle + sur lejsd.com. Dans la salle, le président de Plaine Commune Patrick Braouezec intervient à la tribune pour porter la parole des assos et saluer, « les nombreuses avancées permises grâce à la mobilisation et à l’engagement des acteurs locaux ». Premier fruits de cette mobilisation tous azimuts ? Dans son discours de clôture le ministre Mézard se montre conscient du problème. De là à rétropédaler ?

(1) Lors de la Fête de Saint-Denis, à l’initiative du CCVA (conseil consultatif de la vie associative), un badge « associations menacées, société en danger » a été porté par de nombreux militants associatifs.


Pour en savoir plus: 

Réactions

Dans la salle, le président de Plaine Commune Patrick Braouezec intervient à la tribune pour porter la parole des assos et saluer, « les nombreuses avancées permises grâce à la mobilisation et à l’engagement des acteurs locaux ». Il devrait leur rappeler qu'il a appelé à voter MACRON et il a soutenu ouvertement le candidat LREM face à COQUEREL. On entends jamais les élus municipaux lui rappeler cet état de fait. Et question culot, je crois que le ministre n'a rien à envier P. BRAOUEZEC, ce dernier siège au conseil municipal et a repris sa carte au PCF. Il faut arrêter avec ce type. Il n'est pas de gauche et surtout pas loyal. Il devrait surtout se taire pour de bon. Concernant l'article, il faut bien préciser que c'est pas uniquement la mobilisation à Saint-Denis qui a fait bouger le ministre. Mais c'est toute la France.
Quel culot ce Braouzec, le Macroniste des premières heures, l'ultra libéral mondialisé qui décrédibilise toute la gauche de St-Denis
Azzedine et Abdel, que pensez vous de la suppression de nombre des emplois aidés ,que pensez vous des conséquences sur la vie associative ici à St-Denis, mais aussi dans toute la France. Vous ne pouvez ignorer, de larges pans de la vie culturelle , de l'intervention sociale et des solidarités dépendent de ce soutien financier, par ailleurs facteur d'insertion. Pourquoi toujours ramener à des considérants personnels. Vos commentaires factuels rendraient plus crédibles vos contributions.
@Dionysien On ne peut pas être contre JL MELENCHON et appeler à voter MACRON Le Lundi et le week end prendre sa carte au PCF comme si de rien était. C'est factuel ou pas??? Il faut un minimum de cohérence. Les emplois aidés ne doivent pas être aidés indéfiniment. Ils sont, pour ma part, une bonne rampe de lancement pour remettre des personnes au travail, mais ils ne doivent pas être pérennisés en tant que tel car ils ne sont pas financés. On en revient toujours au nerf de la guerre. Vouloir une ville qui reste pauvre a des conséquences que nos élus ne veulent pas gérer. Il y a eu une augmentation de 1 Million d'euros l'an dernier des indemnités de élus... Comme dirais P. CARO, le cœur à gauche mais le portefeuille bien à droite. Je ne nie en aucun cas le besoin à Saint Denis, les associations et leurs membres sont l'huile pour que le rouage ne grippe pas. Mais le problème de la ville, c'est de ne vivre que de cela. Dire que je ne suis pas crédible, c'est comme dire que P. BRAOUEZEC est de gauche... l'étiquette ne suffit pas. Comme dirais Lamartine, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour. En appelant à voter MACRON et defendant le candidat LREM face à COQUEREL, il a surtout fait preuve d’opportunisme. MACRON est de droite, banquier, il n'y a pas de surprise, pourquoi appeler à voter pour lui si on est de gauche et au conseil municipal de gauche? Si vous avez des réponses, je les écoute. Je vous apporte tous les jours que nos élus ne sont pas capable et qu'ils ont détruit la ville. Mais si vous écoutez les paroles mielleuses de D. PAILLARD "il fait bon vivre à Saint Denis". Les élus, les associations amies, se rendent compte que la source s'est tarie et que ça va être dur pour les habitants.
Les contrats aidés participent à la croissance de l'économie française. Quand une association fait de l'alphabétisation, alors elle permet à des citoyennes(ens) de trouver un emploi (ou de garder celui qu'elles ont), cette association augmente le PIB de la France. Pour protéger les emplois aidés il faut écraser La République en Marche, en Île de France, lors des élections européennes du dimanche 26 mai 2019. Il faut obtenir zéro député européen LREM en mai 2019 dans notre circonscription électorale. Pour cela il faut concevoir un programme commun européen de gauche et concevoir une liste francilienne rassemblant les partis progressistes. Avec une union de la gauche même fragile, on peut détruire politiquement Emmanuel Macron et son club de supporters La République en Marche.
@dionysien Et vous que pensez-vous de votre gourou Braouzec, qui est l'un des artisans de la victoire de Macron, où il avait appelé les Dionysien à voter Macron dès le 1er tour??? Soyez un minimum cohérent avec vous même, et virez nous ce type et ses soutiens et après toute la ville sera derrière vous.
@Azzedine par souci de précision et afin de ne pas répandre de fausses informations sur le lejsd.com. Le cumul, sur la mandature, des augmentations d'indemnités votées en direction de trois élus municipaux se chiffre à 282 000 € et non pas 1 million d'€ comme avancé. Vous faisiez sans doute référence à un article du Parisien en date du 18 décembre 2015, dans lequel Corentin Duprey (opposition.PS) disait: "Nos élus, sur la durée de la mandature, coûteront 1 million d'€ de plus aux habitants que ceux de Montreuil". Calcul qu'il conviendrait de vérifier évidemment. Cordialement Yann Lalande
Bonjour. @Yann.Lalande. Pour éviter de spéculer sur tel ou tel chiffre, il serait souhaitable que la municipalité et Plaine commune soient transparents sur les indemnités et autres rémunérations des élus. Pour rappel, c'est ce qu'avait promis S. PEU lors de son auto investiture pour les législatives. C'est un réel problème démocratique. Nos élus ne doivent pas s'enrichir ni s'appauvrir mais ils doivent une totale transparence sur l'argent qu'ils perçoivent puisse qu'il est publique. Et ils le cachent bien volontairement car leurs indemnités sont aussi élevées que sont basses leurs capacités à changer la ville et améliorer le cadre de vie. Elles sont pas en relation des revenus moyens des habitants.... C'est ce décalage qui est choquant. Pour revenir à votre chiffre. 282 000€ d'augmentation (brutes et annuelles je suppose) pour trois élus alors qu'elle ne se méritait pas dans le sens ou les trois élus en question sont quand même à la ramasse car ces trois élus ont échoués dans leurs missions respectives et ce fut pour deux, le cadeau de compensation lors des départementales. Pour rappel, B. BAGAYOKO et F. HAYE ont du se désister lors un accord avec M. HANOTIN. Et on rappel aussi que pour financer les différentes augmentations (pas seulement la mini baisse des dotations publique), les impôts locaux ont augmenté de 10%. La concomitance des événements décrédibilise toute la parole politique. Quand on connait le bilan de F. HAYE a la tranquillité publique de la ville, elle devrait juste rendre ses indemnités. Idem pour B. BAGAYOKO au sport. Ce que je retiens de tout cela, c'est le décalage entre le discours et les faits. Les élus de Saint Denis ne sont jamais sanctionnés les mauvaises décisions passés et notamment sur les contrats aidés notamment. Il y a un contrat aidé qui ne sera pas supprimé, c'est celui de D. PAILLARD qui nous avait promis que le financement de la reconstruction de la flèche nord serait indolore pour les habitants. Dernier conseil municipal: 90 000€ de subvention. Sans compter sa confortable indemnité pour s'occuper des "grands projets". La restriction n'est pas pour tout le monde...
@Azzedine je me répète l'augmentation en question est de 282 000 € bruts, sur cinq ans, pour les trois élus cumulés.
@yann.lalande Heureusement que j'ai dit "(brutes et annuelles je suppose)".... Mais ce qui est sympa. C'est qu'il y a aucune justification à ces augmentations. Je souhaite clairement que les élus soient transparents sur l'argent publique et qu'ils arrêtent de se comporter en notables du moyen age. La ville ne leur appartient pas.

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