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Des Dionysiens contre les trafics
/ Appel à se rassembler pour la sécurité et l’égalité

Lundi 10 avril, un collectif d'habitants et la Ville ont appelé les Dionysiens à un rassemblement pour la sécurité et l’égalité, le jeudi 20 avril devant la préfecture de Bobigny
Lundi 10 avril, soutenu par la municipalité, un collectif d'habitants a dénoncé les ravages du trafic de drogues dans leurs quartiers.
Lundi 10 avril, soutenu par la municipalité, un collectif d'habitants a dénoncé les ravages du trafic de drogues dans leurs quartiers.

«J’adore cette ville, j’y vis, j’y travaille, mais trop, c’est trop ! » Cette riveraine est excédée. Elle n’en peut plus du trafic de stupéfiants et de son lot de violences et de nuisances, dans sa résidence HLM à Gaston-Dourdin. Habitante de la ville depuis quarante-quatre ans, elle a constaté une sévère dégradation de la situation ces dernières années. Comme elle, ils sont plusieurs habitants de différents quartiers à partager ce même constat. Issus de six amicales de locataires du Grand centre-ville, dont Jacques-Duclos, Paul-Éluard ou Gabriel-Péri, ils ont lancé un collectif. Ce lundi 10 avril lors d’une conférence de presse à la mairie, soutenus par la Ville, ils ont appelé les Dionysiens à un rassemblement pour la sécurité et l’égalité, le jeudi 20 avril à 18 h devant la préfecture de Bobigny. Deux cars seront mis à disposition devant la mairie pour un départ à 17 h. Une première réunion avait eu lieu le 27 mars entre la Ville et ces amicales. Entre-temps, les coups de feu à Péri, le dimanche 2 avril en plein après-midi, ont confirmé l’urgence de la situation. Mais d’autres faits divers de ce type ont déjà eu lieu ces derniers mois, comme à Allende où un jeune avait été grièvement blessé par balles en décembre.

« On soutient cette initiative, explique la première adjointe Jaklin Pavilla, en charge du Grand centre-ville et habitante de la cité Duclos. Les habitants ne sont pas passifs, ils se battent avec leur arme, c’est-à-dire la mobilisation. Personne n’a à être otage du trafic. » Pour elle, la Ville fait sa part, avec le renforcement de la police municipale et de la vidéosurveillance, mais « elle ne peut pas se substituer à l’État dans ses missions régaliennes » de police et de justice. « On n’a pas d’autres choix que de continuer à se mobiliser », renchérit Florence Haye, maire adjointe à la jeunesse. « La République estime avec deux fois moins de considération les citoyens d’ici », dénonce Stéphane Peu, adjoint et président de Plaine Commune Habitat, le premier bailleur social de la ville. En novembre, il avait assigné l’État pour « rupture de l’égalité républicaine ». « Il y a 1 policier pour 400 habitants à Saint-Denis, contre 1 pour 200 ailleurs en France », critique-t-il. « Je ne dis pas que cela réglera tout », mais « au moins qu’on nous traite comme les autres ».

L’élu rappelle que la situation n’est pas propre à Saint-Denis. Il pointe « l’explosion » du trafic de stupéfiants et de sa consommation dans le pays. Les élus disent que la Ville a besoin des habitants pour mettre la pression sur les pouvoirs publics. Mais face à l’importance du trafic, et la violence qu’elle engendre, il devient difficile de mobiliser les habitants. « Les gens ont peur de signer les pétitions », souligne Slimane Rabahallah, adjoint en charge de la tranquillité publique. Pour des habitants, la mobilisation ne doit pas servir les autorités à se dédouaner de leurs responsabilités. Le président de PCH rappelle que la lutte peut payer. Il donne l’exemple de la cité Paul-Éluard où à l’été 2016 des locataires ont réussi à éloigner des dealeurs. « Grâce à eux et à la couverture médiatique, cela a porté ses fruits, explique-t-il. Il faut que l’on pèse ensemble. »

Aziz Oguz

 

La conférence de presse a aussi été couverte par notre stagiaire. Voici son compte-rendu: 

« Duclos abandonnée, Duclos en colère ! » La banderole tendue dans la salle de la mairie est sans équivoque. Et les habitants de la cité ne sont pas les seuls à ne plus supporter la banalisation du trafic dans leur quartier. Ce 10 avril, ce ne sont pas moins de 6 associations de voisinage qui sont présentes autour de la table de la conférence de presse en mairie. L’appel à la « Marche pour la sécurité et l’égalité », prévue le 20 avril devant la préfecture de Bobigny, décrit la situation inquiétante du trafic de drogue dans les cités dionysiennes et dénonce le peu de soutien de l’État face à ce phénomène. Les tracts, soigneusement disposés devant chaque chaise, portent également la mention Plaine Commune Habitat ainsi que le logo de la Ville de Saint-Denis qui a dépêché pour l’occasion des élus du premier cercle.

L’objectif est double pour la mairie : à la fois rassembler les citoyens pour mettre une pression plus efficace sur la Préfecture et les faire se sentir accompagnés face à une situation que chacun dépeint comme n’ayant jamais été si alarmante. Preuve en est les coups de feu ayant retenti dimanche 2 avril en plein après-midi cité Gabriel-Péri. Vendeurs de plus en plus jeunes, souvent extérieurs à la cité, s’appropriant les locaux et se montrant violents avec les habitants : c’est par ce constat que Jaklin Pavilla, première adjointe, entame cette conférence peu couverte par la presse.

« On nous écoute mais c’est tout »

Stéphane Peu président de Plaine Commune Habitat enchaîne en expliquant que la mairie fait son possible en augmentant le nombre de policiers municipaux et en mettant en place un système de vidéoprotection. Il déclare avoir déjà rencontré le préfet qui n’a pas lancé de réelles actions : « On nous écoute mais c’est tout, les effectifs de police ne bougent pas et il y a assez peu de transparence de la part de la Préfecture à ce sujet. » Selon lui, le ministère de l’Intérieur n’a pas changé sa politique depuis Nicolas Sarkozy en 2002 et ce malgré l’élection de François Hollande et sa promesse non tenue de remettre en place la police de proximité. L’élu à l’urbanisme pointe aussi la politique d’austérité menée par le gouvernement actuel qui limite les solutions pénales lors des jugements de mineurs. 

La parole est alors donnée au Collectif citoyen, dont les membres présents sont majoritairement retraités, l’horaire de la conférence de presse empêchant probablement d’éventuels membres salariés de s’y rendre. Chacun témoigne sur son quotidien affecté par le trafic qui, de l’avis de tous et y compris des élus, s’est fortement aggravé. Au moment de conclure, Florence Haye, adjointe en charge du quartier Delaunay-Belleville, lance un appel à « la mobilisation ensemble ».

TZ 

Réactions

bonjour, connait on l'impact de la mise en place des caméras de surveillance sur la ville?
Florence Haye c'est bien sous son mandat à la tranquillité publique que la délinquance a explosé à St-Denis et qu'on est devenu champion de France. S Peu/Braouzec/Paillard ont toujours refusé de s'allier avec l'état pour régler ce problème de sécurité comme le font toutes les autres villes. Un jour il demande des renforts de police et le lendemain ils organisent des manifestations anti-police..MDR 30 caméras dans une ville de 110000 habitants c'est se foutre clairement des habitants et imposé par la préfecture pour l'Euro 2016 contre le blocage de la majorité des élus, on nous prend vraiment pour des amnésiques. Organiser une réunion pareil à des heures où les salariés ne peuvent se rendre (comme d'habitude), c'est vraiment nous prendre une fois de plus pour des dindes.
ces associations et collectifs qui se réveillent la veille des élections.... tout de même curieux! mais je croyais que la ville ne souffrait d'aucun problème, que l'offre culturelle la guérissait de tous ses maux, que nos vivions dans une localité bienheureuse et qu'il ne fallait ô surtout vraiment jamais se plaindre de quoique ce soit, sinon, c'est que ta ville tu ne l'aimes pas!! et .. "st denis soit tu l'aimes, soit tu la quittes!" et là, associations et collectifs soudainement entendus et soutenus! on nous prend vraiment pour des abrutis... le vote, voilà ce qu'ils cherchent, ces associations une fois les élections passées ne seront plus entendues! ils nous pensent vraiment si naïfs ces élus?
Bonjour. Le mélange des genres devient lassant. S. PEU est candidat à la députation et on se demande quel est le but cette auto promotion. - Montrer qu'il a laissé pourrir la situation pendant 20 ans (cela ont est au courant). - C'est la faute de l'état? (vieux marronnier de la municipalité) Plus sérieusement, il a fallu attendre les deux dernières années pour se rendre compte que la situation était pourrie jusqu'à l'os. D. PAILLARD s'est présenté, avec S. PEU et L. RUSSIER aux municipales, en disant que son bilan faisait sens. Qu'il faisait bon vivre en 2014 et qu'en 2017, c'est plus vivable?? S. PEU est un pompier pyromane. Il a mis le feu pendant des années et la il se ramène pour peut être éteindre le feu. Il se fout du monde. Comme la municipalité n'avait aucune responsabilité de la situation actuelle. Alors on fait de l'habillage avec la police municipale (qui ne fait que mettre des amendes avec le LAPI) et la vidéosurveillance qui est dés le départ sous équipée. 1 Millions d'euros pour une ville de 300 000 usagers quotidien. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Je reprends les dernières lignes de l'article qui me font hallucinés ou S. PEU se félicite de l'action des habitants de Paul Eluard "Le président de PCH rappelle que la lutte peut payer. Il donne l’exemple de la cité Paul-Éluard où à l’été 2016 des locataires ont réussi à éloigner des dealeurs. « Grâce à eux et à la couverture médiatique, cela a porté ses fruits, explique-t-il. Il faut que l’on pèse ensemble. »" Cette action mets en évidence le recul net de l'état (j'inclue dedans la municipalité). Si les habitants prennent agissent au lieu de forces de l'ordre, c'est une situation anormale dans un état de droit. C'est accepter de fait l'inaction et de l'état de la municipalité. S. PEU est contre l'état mais il aimerait bien siéger à l'Assemblée Nationale. LAMENTABLE.
Bonjour, @Beatrice on ne connait pas l'impact de la vidéosurveillance à Saint-Denis. Il existe peu d'études sur la question en France. On peut néanmoins vous conseiller celle du sociologue Laurent Mucchielli dans une ville de 19 000 habitants en Languedoc-Roussillon qui montre que la vidéosurveillance "même si elle peut rendre un service non négligeable aux enquêteurs de police judiciaire dans un nombre limité de cas, la vidéoprotection n’est pas fondamentalement une technique de lutte contre la délinquance." Pour plus d'informations : https://www.laurent-mucchielli.org/index.php?tag/Vid%C3%A9osurveillance Cordialement, Aziz Oguz
La vraie question est de savoir à quel moment Stéphane Peu et les autres élus vont s'arrêter de se payer la tronche des dionysiens !!! Stéphane Peu est Président de PCH. Il fait simplement voter en conseil d'administration un budget spécifique "one shot - stop travail de drogues" intégrant des moyens techniques (vidéo et autres) et des moyens humains 24h / 24 h (vigiles, gardiens et autres) ... Idem pour les autres bailleurs sociaux de la ville... et immanquablement les dealers chercheront très rapidement une ville plus accueillante pour leur business.
J'aime beaucoup ces regroupements "spontanés" d'associations "indépendantes" qui appellent à une "manifestation citoyenne". Évidemment, que la conférence de presse et que ce soit les élus parlent pour eux n'est qu'un petit détail.. Enfin... L
Trente caméras pour une ville de 12,6 km2 et de 112000 habitants c'est se moquer du monde. Pour aider les enquêtes de la Police Nationale il en faudrait au moins le double. Utiliser Internet pour se défendre devient nécessaire. Je propose qu'avec leur smartphone les habitants des neuf villes de Plaine Commune photographient les dealers et que LE JSD publie les photos sur son site. Idem avec les consommateurs/trices parisien(ne)s de cannabis venant s'approvisionner tous les jours en Seine-Saint-Denis via la ligne 13 du métro. Ceux-là celles-là ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes. Au Mexique les habitants se servent d'Internet pour dénoncer les trafics. Imitons-les.
@Robert Bonne initiative, mais depuis 25ans à St-Denis des propositions comme celle-là et des associations ont été tué dans l’œuf par cette municipalité et traité de FN comme Braouzec qui annonçait que l'insécurité et la saleté était des thèmes de droite. Cette municipalité n'a jamais fait la guerre aux trafiquants mais plutôt à la police et aux citoyens qui tentait de faire bouger les choses. Et comme par miracle 1 mois avant les élections des collectifs sortent et on nous demande de manifester contre l'état, ça en devient risible tellement c'est ridicule mais je ris jaune vraiment.
C'est quand même incroyable la façon dont cette municipalité prend les Dyonisiens pour des attardés mentaux. On est plus dans les années 80, l'information se déplace plus vite que votre propagande. Depuis des années on crie au secours et en réponse on était taxé d’extrême droite et d'un coup, subitement (juste avant une élection) des collectifs apparaissent dont on a jamais entendu parler lorsqu'on demandait de l'aide. Aujourd'hui pas besoin de ces collectifs post -électoraux, on a le bulletin de vote pour mettre dehors ceux qui ont mis dedans les dealers et le chaos dans notre ville.
Quel plaisir de retrouver suite à cet article qui pour l'essentiel donne la parole à un collectif d'habitants qui souhaitent agir contre la délinquance, le concert habituel de la fanfare Azzedine probable chef . Au pupitre Azzedine, sous sa baguette Soumia, Astride, Abdel ,Mourad, un petit nouveau Robert et l'inénarrable Houari Guermat comme nouveau soliste. Pour ce dernier plusieurs fois encartés et candidat à divers scrutins dans cette ville, mais toujours renvoyé chez lui par les dionysiens, il revient pour jouer une nouvelle partition ? une nouvelle carte? Mais revenons au répertoire , toujours le même, l'air de la calomnie en forme de rengaines qui lassent même les plus assidus de ce site. Jamais dans ils ne varient dans le choix des messages. Un orchestre de joueurs de pipeaux . Allez un bon geste apportez nous de nouvelles propositions, constructives. Vous qui ne servez à rien, il faut vous rendre, utiles nous sommes à l'écoute de vos propositions pour juguler l'insécurité dans cette ville.
@dionysien.. Je voulais te préciser qu'un tract du "collectif indépendant, spontané et citoyen", comme tu dis et répète, est distribué dans la ville... Avec en en-tête le logo de la ville de Saint Denis
@dionysien - Il faut vraiment être candide pour ne pas faire un parallèle entre la genèse de ce collectif soit disant "spontanée", la distribution du tract et la campagne de Stéphane Peu ! Même la signature et le slogan sont identiques : le collectif = Citoyens Debouts ... Stéphane Peu = La Gauche Debout ! En résumé ... une histoire à dormir debout. Je répète : à quel moment Stéphane Peu et les autres élus vont s'arrêter de se payer la tronche des dionysiens !!!
Bonsoir @Dionysien La différence fondamentale S. Peu et les habitants, qu'il gagne ou perde, la vie des habitants continueras à se dégrader de jour en jour. Il n'a JAMAIS fais gagner les habitants ni la ville. Il est élu depuis 20 ans et il arrive comme une fleur pour dire qu'il y a trop de traffic de drogue. Un peu de sérieux. Je l'ai écrit à Michel Ribay, la politique à papa ne fonctionne plus! Des manifs à la préfecture un jeudi sans penser un seul moment que les habitants travaillent. J'avais fait 10 propositions très rapides à mettre en œuvre. Mais toutes contre la politique municipale actuelle. Forcément les propositions ne pourront jamais vous satisfaire!! Dénigrer autant que vous voulez, mais il faut pas se plaindre de l'abstentionnisme très fort des habitants de la ville. Les œillères, elles s'enlèvent parfois.
@Dyonisien ça fait 20ans qu'on fait des propositions sur l'insécurité et la réponse étais vous êtes du FN ou celle de Braouzec "l'insécurité est un thème de droite" fin, il a balayé d'un revers de la main. Et tout d'un coup 1mois avant les élections on a des propositions..MDR
Bonjour, Je lis vos commentaires et vos critiques sur cette initiative et le soutien de la Ville. Cela fait partie du débat. Robert propose de publier sur le JSD les photos des dealeurs et des clients comme au Mexique. Evidemment, nous ne participerons pas à ce genre de chasse à l'homme. Par ailleurs, je vous rappelle que depuis 2006 la guerre contre la drogue au Mexique a fait plus de 80 000 morts (http://www.rfi.fr/ameriques/20160524-mexique-10-ans-lutte-contre-drogue-tue-plus-80-000-personnes). Au-delà de l'action des pouvoirs publics, que ce soit l'Etat ou la Ville, une question est peu abordée dans les débats publics d'une manière générale, c'est la légalisation des drogues et notamment du cannabis. Pour une ville comme Saint-Denis, où le trafic prospère, cette question n'est-elle pas à poser? Cordialement, Aziz Oguz
@aziz.oguz Saint-Denis est la capitale du crack connu dans la France entière, c'est Saint-Ouen la capitale du cannabis...
Bonjour, @Abdel. Votre assertion est fausse et caricaturale. Je travaille depuis plus d'un an sur le trafic de stupéfiants à Saint-Denis. Même si nous sommes dans l'incapacité de fournir des chiffres exacts sur la ville, on peut néanmoins dire que le cannabis est la principale drogue sur le marché, sur la base de différentes sources (police, justice, enquête de terrain). Vous pouvez lire nos séries d'enquêtes à Pablo-Neruda, Gaston-Dourdin ou ailleurs. Je vous renvoie aussi vers la saisie spectaculaire d'une demi-tonne de cannabis au Centre technique municipal. Evidemment, il y a aussi de la cocaïne, et donc du crack, et de l'héroïne. Les "crackeurs" que l'on voit notamment dans le centre-ville et la gare centrale nous le rappellent. Cela pose par ailleurs la question de la prise en charge et de l'ouverture de "salle de shoot". Sur le plan national, le marché de la drogue estimé à environ 2,3 milliards d'euros (http://www.latribune.fr/economie/france/la-drogue-un-marche-a-2-3-milliards-d-euros-en-france-613218.html ) est majoritairement dominé par le cannabis. Par ailleurs, ce marché de la drogue est estimé à environ 1 milliard d'euros en Seine-Saint-Denis (https://www.lesechos.fr/09/04/2016/lesechos.fr/021828423570_seine-saint-denis-connection.htm). Près de la moitié du trafic national se concentrerait donc dans ce département. La réponse sécuritaire, qui est nécessaire, ne résoudra pas tout. Cdlt, Aziz Oguz
Bonsoir @Aziz Oguz La légalisation ou la dépénalisation du cannabis ne se pose pas à l'échelle de la ville. Mais à l'échelle de la France. Je suis vraiment lassé que la ville soit l'objet d'expérimentation en tout genre. Les habitants ne doivent pas être des rats de labo sans qu'on leur explique clairement les choses. Et c'est permanent. La ville n'est pas en capacité ni à les moyens d'expérimenter une salle de shoot. Ni même le revenu contributif de P. BRaouzec. La réponse sécuritaire même si elle ne résout pas tout permet de changer le rapport de force face aux dealers. Il faut être avec l'état et pas dans la critique ( même si on trinque avec devant la basilique ou stade de France ) Mais la Seine saint Denis accumule telement de problèmes que nos élus doivent dire poliment et fermement aux gouvernements que le département ne doit pas être la poubelle de la France.
@Aziz Oguz - Je suis ouvert à toutes les suggestions d'autant plus que je ne détiens pas la panacée universelle en la matière. A vrai dire je n'en sais rien alors ... Pourquoi pas la dépénalisation du canabis ; pourquoi pas l'installation d'une salle de shots ; pourquoi pas le revenu contributif de Braouezec ; pourquoi pas le revenu universel d'Hamon etc ... mais votre article ce n'est pas çà Monsieur Oguz ! Vous laissez entendre qu'il y aurait une volonté municipale pour endiguer le fléau des trafics. J'affirme que c'est faux ... au moins pour le passé y compris pour le passé très récent. Quand j'habitais Pleyel, j'ai sollicité maintes fois le Député Le Roux ( qui est le député du quartier Pleyel) et surtout l'adjoint au maire chargé du quartier à l'époque, Monsieur Quay-Thévenon. Pour lui, clairement, le souci c'était les clients pas les dealers ...
Bonjour, La formulation d'une des mes phrases prête à confusion. Je parle évidemment d'une légalisation (dépénalisation) à l'échelle du pays. La situation à Saint-Denis, et sa dégradation, rappelle l'urgence de cette question. Mais cette situation existe ailleurs. En janvier dernier, plus de 150 personnalités de Marseille (élus, policiers, juges, médecins, etc.) ont demandé la fin de "la prohibition du cannabis", qui est selon eux un "échec", et l'instauration d'une "légalisation contrôlée" (à lire sur http://www.lejdd.fr/Politique/Cannabis-pour-sauver-Marseille-150-personnalites-de-la-ville-demandent-la-legalisation-837958). Cette problématique touche des villes classés à gauche ou à droite et divise les acteurs de terrain (policiers, juges, élus, etc.). Cdlt, Aziz Oguz

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