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Le président du Sedif
/ André Santini défend le Syndicat

André Santini
André Santini

Président du Sedif depuis 1983 - et maire d’Issy-les-Moulineaux - André Santini n’a pas apprécié la campagne menée par les partisans d’une sortie du Syndicat. Début octobre, il adressait une lettre de mise en garde aux présidents des trois EPT qui n'avaient pas encore délibéré sur leur adhésion au Sedif. Il y énumérait les conséquences économiques qui résulteraient selon lui de "la rupture pour des raisons idéologiques à l’initiative de minorités agissantes de la solidarité intercommunale construite depuis des décennies ». Dans la foulée, il convoquait une conférence de presse le 17 octobre « pour répondre aux polémiques et aux contre-vérités qui circulent sur le prix de l’eau et le contrat de délégation de service public du Sedif ». Une gestion publique n’allégerait pas la facture des usagers, soutient-il alors, bien au contraire.

"Un débat stérile et sans objet"

L’exemple parisien invoqué pour en finir avec la délégation de service publique (DSP) ne tient pas, insiste-t-on au Sedif. Si les tarifs pratiqués par Eau de Paris sont de 13 % inférieurs à ceux du Syndicat des eaux (1,19 € HT le m3 contre 1,37 €), les raisons sont structurelles. « Le coût du service est fortement impacté par la densité de population par kilomètre de canalisation, qui est de 535 habitants au sein du Sedif contre 1 350 pour Paris. » Et les recettes sont proportionnelles à la consommation, supérieure à Paris. André Santini en profite pour récuser les critiques sur les conditions du renouvellement en 2010 de la DSP et la rémunération de Veolia Île-de-France. Sa priorité désormais « dans le contexte des évolutions annoncées avec la Métropole du Grand Paris », c’est un « Ring de l’eau » pour une gestion mutualisée des ressources où le Sedif par « son rôle d’autorité organisatrice doit être consolidé ». Autant de projets qui, selon lui « devraient rendre ce débat de la régie ou de la DSP stérile et définitivement sans objet ». ». Mais tout ça c’était avant qu’il ne mette un peu d’eau dans son vin avec le délai de deux ans accordé aux trois EPT pour décider de leur mode de gestion.

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