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Budget citoyen
/ 19 projets pour réenchanter la ville

Du 1er au 30 juin, les Dionysiens étaient appelés à se prononcer sur les propositions de collectifs d’habitants qui auront à se partager une enveloppe de 200 000 euros. Les résultats du vote ont été dévoilés le 11 juillet.
La rue Gibault, site de la promenade plantée du "Garden Lab".
La rue Gibault, site de la promenade plantée du "Garden Lab".

C’était le premier vote du genre à Saint-Denis. Organisé du 1er au 30 juin, il visait à départager les projets proposés au titre du Budget citoyen par des collectifs d’habitants, associations et conseils citoyens. Qu’ils touchent à l’environnement ou à la création artistique, ils avaient été retenus à l’issue d’une étude de faisabilité réalisée au printemps par les services techniques de la Ville et de Plaine Commune. Sur une quarantaine de propositions déposées à partir de janvier, ce sont vingt-trois projets qui ont été ainsi formalisés et assortis chacun d’un budget. L’enveloppe globale allouée à cet effet par la ville et par Plaine Commune s’élevant à 200 000 euros.

Dévoilé le mercredi 11 juillet par Laurent Russier, le résultat des votes fait apparaître une participation des plus modestes, puisque 923 personnes seulement se sont exprimées. Les unes par SMS (823), les autres en glissant un bulletin dans l’une des urnes mises à disposition. Et comme chacun pouvait soutenir jusqu’à trois projets, ce sont 2376 suffrages qui ont été comptabilisés. Le plus populaire, avec 204 suffrages, est porté Istvan Van Euverzwyn et son Théâtre Moderne sous l’intitulé prometteur de « L’art et le développement personnel au service de tous ». Ce festival gratuit devrait se dérouler à la bourse du travail le temps d’un week-end ponctué de concerts, débats, autour d’une trentaine d’ateliers où pratiquer yoga, théâtre ou jardinage. Le tout pour un montant de 14 930 euros. En deuxième position avec 164 suffrages, « Des couleurs sur l’école » désignent les fresques qu’entendent réaliser à l’entrée du groupe scolaire Hugo-Balzac à Sémard les artistes graffeurs et pochoiristes Eva Namiech et Cyril Leising en impliquant habitants et enfants. Ce avec un budget de 4750 euros.

Viennent ensuite des projets environnementaux, tels le « Vers Saint-Denis Vert » d’Estelle Kerkliviou pour végétaliser la rue Francisco-Asensi dans le quartier Cristino Garcia à la Plaine (2000 euros d’investissements), « Soignons nos friches » de l’association l’Usine à Gazon qui expérimentera des techniques naturelles de dépollution du sol (5000 euros), la « Végétalisation et art végétal en milieu urbain » du Jardin Fatima-Bédar par l’association des habitants « Saint-Denis Confluence » (18 000 euros, dont 11 000 d’investissement), la « Collecte de déchets organiques » sous forme d’ateliers participatifs rue de la Légion-d’Honneur avec Marie Paniez (2150 euros en frais de fonctionnement), et « La friche partagée : le jardin comestible » projetée par l’association Permapolis sur une friche du centre-ville (pour un investissement de 3000 euros). Dans la catégorie des reconquêtes urbaines, la « Restauration de la place du Bateau-Lavoir » a été imaginée par Anik Girard-Globa avec un collectif d’habitants pour enfin redonner vie, avec concerts, expos, etc, à ces lieux des abords du canal (15 000 euros dont 10 000 euros d’investissement). Et c’est une « Place des Tilleuls conviviale » avec stand café et terrain de pétanque qui a été pensée par Yannick Caillet avec le collectif des Tilleuls (10 000 euros, dont 8000 d’investissement).

Dans un autre registre, en réponse à un problème hélas endémique sur ce territoire, des ateliers de « Communication non violente » seront organisés pour les habitants à l’initiative de Marie et Mathieu Dehaudt, des Dionysiens qui ont à cœur de combattre la violence dans l’espace public (13 900 euros). Et c’est dans les établissements scolaires que Rebecca Cadeau et son association Eponje mettront en débats et en création artistique au sein d’ateliers « Les couleurs de la violence » (15 000 euros de frais de fonctionnement). Autre projet bienvenu pour ceux qui le fréquentent, « La (re)conquête citoyenne de Marcel Cachin » a été pensée pour ce parc par le Conseil citoyen Joliot-Curie/Lamaze/Cosmonautes qui entend y associer les habitants du quartier à la création d’un verger, d’un jardin pédagogique, d’une prairie plantée, etc (20 000 euros d’investissement). Plus modeste, le « Garden Lab » de Suzanne Hubert et George Quidet, de la galerie d'art HCE, leur permettra de parfaire la végétalisation de la rue Gibault. Laquelle servira de cadre à un projet photographe développé par Anna Rouker avec des collégiens (6830 euros et 4150 euros).

Dans la même veine, la « Végétalisation derrière le musée » prévue par Marie-Josée Laroche portera sur la rue de la Légion-d’Honneur, avec le concours des associations Permapolis et Chez Basile (2500 euros d’investissement). Et les « Semeurs de Tempo » menés par Francesco Staro impliqueront les résidents du foyer Pinel dans un « parcours d’agriculture urbaine et de recherche-action artistique » interrogeant les « pratiques agricoles d’ici et d’ailleurs » (2000 euros). Restent deux initiatives d’un jour, dont une « Journée à la mer » avec les habitants de Pleyel (1200 euros) et « Mon bon Kouskous d’or » de l’association APCV, dans le parc urbain de Franc-Moisin, dans la lignée de « Mon bon et beau Gâteau » en 2017 (4000 euros). Enfin, et pour compléter cet inventaire, le « Projet l’art invisible » de l’association The Green House entend « former des narrateurs par le biais d’ateliers » de BD auprès des jeunes des quartiers Saussaie, Floréal, Courtille, Allende et Saint-Rémy (16 090 euros). Au total, ce sont 160 500 euros qui seront consacrés à 19 projets, programmés dès la rentrée, sur les 23 qui étaient soumis au vote. Le reliquat, 39 500 euros, sera réaffecté aux demandes qui émaneront des quartiers.  

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