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Mobilisation à l’école Doisneau
/ « Sans Atsem, ça devient ingérable »

Le 4 octobre, parents et profs de Doisneau ont manifesté devant la mairie. La maternelle manque d’Atsem, ces agents spécialisés indispensables pour la scolarité des petits. Un problème récurrent dans les établissements de la ville.
Parents et profs réclament des ATSEM devant la mairie, mercredi 4 octobre
Parents et profs réclament des ATSEM devant la mairie, mercredi 4 octobre

« Comment on fait pour emmener un enfant aux toilettes sans Atsem  (1) ? Comment travailler ? » La question posée par un enseignant de l’école Doisneau est toute rhétorique, et il y répond lui-même : « On bricole, on va coucher les enfants dans les dortoirs sur notre pause repas, on a du mal à consoler les petits. Ça fait des années que ça dure. Ça devient ingérable. » Mercredi 4 octobre, parents et profs de la maternelle Doisneau sont venus dire leur mécontentement devant la mairie. Des représentants de l’école Delaunay-Belleville étaient présents aussi. « On n’a plus d’Atsem titulaires depuis plusieurs semaines, témoigne Thomas, un parent. Sur trois postes, on a deux remplaçantes, qui changent régulièrement, on n’a jamais de solution pérenne. On sait que c’est un problème à l’échelle de la ville. » En mars 2017 déjà, une délégation d’écoles en manque d’Atsem avait demandé audience à la mairie.

Ce mercredi, à leur tour, les parents et les personnels ont été reçus par Florence Haye, maire adjointe au personnel municipal, et Suzanna De La Fuente, qui vient de reprendre la délégation à l’enseignement primaire. Une directrice d’école a insisté sur le rôle pédagogique des Atsem. « Leur absence nous empêche de mener des ateliers, des activités… L’angoisse des enfants se répercute sur les enseignants, sur les parents… L’angoisse, c’est un mille-feuille ! C’est tout le climat scolaire qui en pâtit. »

Il y a 600 agents de vie scolaire, plus 145 remplaçants dont 125 sont affectés aux absences longues. Et depuis janvier 2017, il existe 20 postes de remplaçants dédiés aux absences courtes, par nature « les plus difficiles à gérer, car difficiles à anticiper », a expliqué le directeur général adjoint des services. Et d’ajouter qu’une refonte globale de l’organisation était en cours : « Une partie des difficultés vient d’un empilement des missions et d’organisations trop différentes d’une école à une autre. » Une remise à plat du fonctionnement, menée cette année en concertation avec les agents, est prévue pour être appliquée à la rentrée 2018. Les parents, échaudés, ont demandé à être vraiment associés à ce processus. Suzanna De La Fuente s’y est engagée. Entre-temps, 17 embauches d’Atsem sont « imminentes ». Il y en a une pour l’école Doisneau.

(1) Agent territorial spécialisé des écoles maternelles, chargé d’assister les enseignants sur le temps scolaire mais aussi de surveiller la restauration et d’entretenir les locaux.


Pour en savoir plus: 

Réactions

Tous les ans, je passe une partie de mes congés dans un petit village de Kabylie où se trouve une école communale avec bien entendu une maternelle. Il n'y a pas de ZEP, il n'y a pas ATSEM, il y a largement plus de 30 élèves par classe, il n'y a jamais de grèves, les moyens sont limités ... mais tout cela est largement compensé par la motivation du corps enseignant ... dont le seul et unique objectif est l'épanouissement des gamins ... Il est vrai qu'en Kabyle, il n'y a pas de Sud éducation, d'UNSA, de SNUIPP ou de FCPE !!! Le Mammouth est hélas toujours vivant EN France ...
Monsieur Peu et Monsieur Russier ne soutenez vous pas les parents et les profs cette fois ci?

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