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Un film à vertu pédagogique
/ « La violence ne sert à rien »

Pour y appuyer le travail de prévention contre la violence, le collège Barbusse a invité - pour huit séances - Silly Diakité, réalisateur d’un documentaire inspiré par le meurtre d’un ami.
Silly Diakité (à gauche) intervient depuis trois ans avec son film dans les établissements scolaires.
Silly Diakité (à gauche) intervient depuis trois ans avec son film dans les établissements scolaires.

Ils sont vingt, élèves de la classe de 6e F au collège Henri-Barbusse. Certains habitent à Floréal-Saussaie-Courtille (FSC), et d’autres à Allende, deux quartiers dont les adolescents organisés en bandes s’affrontent depuis des années. C’est à cette violence à laquelle ils sont quotidiennement exposés qu’était consacrée leur matinée du jeudi 8 février. La professeure d’histoire-géographie ayant passé le relais à un pédagogue parmi les mieux outillés sur le sujet. Éducateur spécialisé à Neuilly-sur-Marne, Silly Diakité promène depuis trois ans dans les établissements scolaires le documentaire Respect 1-Violence 0 que l’ont aidé à réaliser Christophe Lobao et Jonathan Seri. « C’est un film que j’ai fait dans la douleur. » Comme il le racontera aux enfants, Silly Diakité venait de perdre un ami, victime de cet engrenage de la violence, dont témoignent les protagonistes du film. Parmi eux, Moussa, rescapé d’un règlement de comptes où il a vu mourir un proche.

"Plus on agit tôt, mieux c'est"

Une évidence à l’issue de la projection, l’essentiel du message est passé. « La violence ne sert à rien », dit Sara. « Ça ne vaut rien », renchérit Yacine. « Alors qu’est-ce qu’on fait ? » Silly Diakité doit répéter la question. Et finit par signaler qu’on « peut appeler la police, ce n’est pas une honte ». Il rapporte aussi ce bel exemple en 2015 à Aubervilliers où un appel au calme était lancé par la mère de Fossary, poignardé à mort. Un murmure d’incompréhension parcourt alors la classe.

Supprimer ces noms de quartier brandis comme des étendards de guerre, FSC contre Allende, c’est une suggestion de Mikael, qui déclare n’appartenir à aucun. « Il ne s’est jamais fait taper, ni attraper », rétorque-t-on. Quant à attendre qu’il y ait un mort, c’est un « non » unanime. « Plus on agit tôt, mieux c’est », explique Silly Diakité, qui a fondé à cet effet l’association « Tous soudés ». Huit séances-débats ont été ainsi programmées au collège Barbusse, avec le soutien du conseil départemental, et en appui au travail de prévention que mène dans l’établissement Victor Vercoutteur, médiateur de l’association Optima. 

Réactions

Bonne initiative à accompagner et à poursuivre dans les écoles des quartiers concernés .

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