À la une En ville

Suites de « Molenbeek-sur-Seine
/ « Je n’ai jamais rencontré la journaliste du Figaro »

Le président du centre Tawhid, M. Azouz, est le seul cadre de la mosquée à se prénommer Karim... Qui est longuement cité dans l’article publié le 20 mai par l’hebdo du groupe Dassault.
La salle du centre Tawhid, vendredi, à la sortie de la prière
La salle du centre Tawhid, vendredi, à la sortie de la prière

Dans  l’article « Saint-Denis : l’islamisation est en marche » paru dans le Figaro Magazine du 20 mai avec son « fameux » titre de couverture « Molenbeek-sur-Seine », Nadjet Cherigui cite assez longuement un certain Karim qui « fait partie des cadres de la mosquée Tawhid ». Elle le décrit avec sa « Chéchia beige sur la tête » et il est l’interlocuteur unique du premier paragraphe de son papier. C’est donc un témoin décisif, habilité à parler au nom du centre Tawhid et de son environnement « cerné par les intégristes ». Le problème, explique Karim Azouz au JSD, c’est que « parmi les responsables légaux, les membres du conseil d’administration, le seul Karim, c’est moi et je n’ai jamais rencontré cette dame, je ne sais même pas quelle tête elle a ». Il n’y a pas de Karim au sein des responsables, insiste le président de l’association Trait d’union qui gère le centre Tawhid de la rue de la Boulangerie.

À propos de l’article en question, il admet que même si « la communauté musulmane commence à être blasée par le paquet de reportages de ce type, celui du Figaro qui touche notre centre et notre ville nous blesse davantage ». Par rapport aux prières de rue présentes dans le reportage photo, il est conscient  de la « gêne pour le voisinage que cela représente » et il précise que c’est « humiliant pour nous aussi de prier à côté de poubelles ». Le manque de lieux de culte est pointé, mais c’est « la mauvaise ambiance dans le pays » qui l’inquiète. « L’extrémisme anti-musulman et l’extrémisme terroriste visent le même objectif : rendre l’intégration des musulmans tendue, problématique », estime-t-il.

Après le maire qui assure n’avoir jamais parlé d’agents municipaux pouvant être concernés par le fichier S, contrairement à une citation que l’article lui attribue, le démenti de M. Azouz au sujet d’un Karim prétendument cadre de la mosquée jette encore un peu plus le trouble sur ce que le Figaro a présenté comme une enquête.

Réactions

Les prénoms des interviewés ont probablement été changés comme cela arrive souvent, la journaliste Nadjet Cherigui aurait donc inventé ou déformé ? étonnant pour un journal comme le Figaro Magazine
Racontez ce que vous voulez tout est malheureusement vrai dans l'article du figaro . Continuez à vous voiler la face ( si j'ose dire ) et donnez les clés de l'élysée à marine . Pathétique !
A un certain moment, il vaut mieux laisser tomber. Remuer le couteau dans la plaie est inutile et chercher la petite bête pour faire croire que tout n'est que mensonge n'est pas crédible quand il suffit de vivre à St Denis et d'être impliqué dans la ville pour savoir qu'il y a de vrais problèmes. Ce n'est jamais agréable de se voir pointer du doigt mais pleurer à la victimisation et faire preuve de mauvaise foi ne fait qu'empirer l'image de notre ville puisqu'en plus du problème de radicalisation rampante, on expose notre incompétence et notre politique de l'autruche. Plutôt que de pleurer à l'injustice, parler des initiatives prises pour contrer le "tout religieux".
C'est incroyable le nombre d'article ds le JSD pour détruire cette journaliste mais aucun pour parler des solutions des problèmes qu'elle soulève. Que de la com, que du vent et pendant ce temps les habitants subissent, mais ça, ils s'en fiche. Vivement qu'un autre vrai journaliste revienne sur St-Denis.

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